À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre, aussi connue sous le nom de Journée du chandail orange, nous rendons hommage aux témoignages et à l’histoire des enfants autochtones, de leurs familles et de leurs communautés qui ont été touchés par les pensionnats pour Autochtones.

La Journée du chandail orange est une initiative communautaire visant à commémorer et à honorer l’histoire de Phyllis Webstad, survivante d’un pensionnat pour Autochtones, et de tous les autres enfants qui ont été arrachés à leur foyer et à leur famille et qui ont survécu aux pensionnats. Nous nous souvenons également des enfants qui n’ont pas survécu aux pratiques coloniales qui se sont perpétuées pendant des générations.

En Ontario, le pensionnat pour Autochtones de l’Institut Mohawk, à Brantford, a été le dernier à fermer ses portes. Il a été le pensionnat pour Autochtones ayant été en activité le plus longtemps et le plus grand de son genre au Canada. Il a fonctionné de 1828 à juin 1970. Il est aujourd’hui un musée et un lieu d’apprentissage transformé par le Woodland Cultural Centre.

Il y avait 18 pensionnats pour Autochtones reconnus par le gouvernement fédéral en Ontario. Partout en Ontario, des communautés autochtones et des communautés issues de la colonisation vivent encore avec les répercussions et les effets de la politique gouvernementale traumatisante visant à assimiler les enfants autochtones.

Dans la Charte pour l’équité en santé de l’Alliance pour des communautés en santé, que nous et nos membres reconnaissons et appuyons, « Nous reconnaissons que les effets de plus de cinq siècles de colonisation - notamment le génocide, la dépossession et l'expulsion des territoires traditionnels, l'assimilation forcée et le désengagement par rapport à l'ascendance, la culture et la langue, les pensionnats indiens et la rafle des années 1960, la Loi sur les Indiens, parmi de nombreuses autres politiques, pratiques et mesures législatives coloniales oppresses - ont entraîné des résultats négatifs disproportionnés en matière de santé pour les Autochtones du Canada. »

Il est essentiel de connaître et de reconnaître l’histoire et les réalités actuelles des peuples autochtones en Ontario afin de participer de façon significative à l’alliance et à la réconciliation. La Commission de vérité et réconciliation du Canada et ses 94 appels à l’action soulignent l’ampleur du travail qui reste à accomplir pour remédier aux préjudices intergénérationnels et aux effets durables des politiques coloniales. Dans le secteur de la santé, nous sommes déterminés à répondre à l’appel à l’action des communautés autochtones en faveur de « la santé des Autochtones entre les mains des Autochtones ».

Dans notre Charte pour l’équité en santé, nous décrivons cette approche ainsi : « Notre travail de promotion de l'équité en santé des Autochtones est ancré dans notre engagement envers la réconciliation, les relations d'alliés chargées de sens et le droit des Autochtones à l'autodétermination, ce qui comprend notre engagement envers la santé des Autochtones entre les mains des Autochtones. Cela commence par la reconnaissance et la réalisation des droits individuels et collectifs des Autochtones. »

À l’Alliance, nous poursuivons notre travail avec Indigenous Primary Health Care Council (IPHCC), et en adhésion conjointe avec des organismes autochtones de soins de santé primaires. Il s’agit d’une des façons dont nous faisons progresser et défendons le principe de la « santé des Autochtones entre les mains des Autochtones ». Cette approche est essentielle à la pérennité, à l'autogouvernance, au bien-être et à la guérison des communautés autochtones.

Pour en savoir plus sur le travail remarquable de l’IPHCC, visitez son site Web.

le Mercredi 30 Septembre 2026