Quel est votre nom, depuis combien de temps travaillez-vous au centre et quel rôle y jouez-vous?
Je m’appelle Peggy Nickels. Je travaille comme agente de promotion de la santé au Centre de santé communautaire de Guelph depuis juillet 2010.
Que signifie pour vous l’équité en santé et comment intégrez-vous la démarche d’équité en santé dans votre travail?
L’équité en santé consiste à s’assurer que tout le monde a accès aux soutiens et aux ressources dont ils ont besoin pour réaliser son potentiel en matière de santé et de bien-être. C’est différent de l’égalité dans la mesure où il ne s’agit pas de permettre aux gens d’avoir un accès égal, puisque chaque personne a besoin de choses différentes pour bien se porter et que tout le monde ne part pas du même endroit dans la vie. Cela signifie également que nous devons écouter ce dont les gens nous disent avoir besoin, et collaborer avec eux pour surmonter les obstacles, comme un revenu limité, l’éducation ou la langue, pour leur permettre de répondre à leurs besoins. Pour moi, cela signifie aussi valoriser chaque personne pour ce qu’elle est, en reconnaissant et en renforçant ses capacités uniques, et en respectant son droit de faire ses propres choix.
Pourquoi adopter une approche d’équité en santé est-il si important pour votre travail?
Il est important que les gens puissent parler pour eux-mêmes lorsqu’ils travaillent à réaliser à des changements qui les affectent, eux-mêmes et leurs communautés. Ils ont des idées valables et des expériences vécues importantes à partager, mais des possibilités limitées de les mettre de l’avant. Ils peuvent aussi avoir besoin d’encouragement pour parler en public et préparer leur récit. Quand je les vois se lever pour la première fois devant un groupe de politiciens et de représentants d’organismes pour dire clairement la vérité à ceux qui détiennent le pouvoir, je me sens privilégiée de faire partie de ce milieu.
De quelle façon votre centre est-il en mesure de soutenir votre approche de l’équité en santé?
Mon CSC est un chef de file communautaire dans le domaine de l’équité et il est bien représenté par notre directeur général et d’autres personnes à des tables liées aux questions d’équité. Mon supérieur soutient mon travail de plaidoyer et achemine les problèmes par les bonnes filières. Les demandes ne s’enlisent pas dans la bureaucratie supplémentaire et on trouve des ressources pour les dépenses de plaidoyer imprévues. Notre groupe de travail anti-oppression incite constamment notre organisation à réfléchir et à modifier ses pratiques afin qu’elle soit plus inclusive.