Our health system and the vision thing: ‘It was the right thing to do’

le Mardi 4 Octobre 2016

We need our leaders to display the type of courage Tommy Douglas had.

by Gary Machan, Policy and Stakeholder Relations Team

While attending a national conference commemorating the 50th anniversary of medicare a few years ago, I had the good fortune to have dinner with an elderly couple who were but a handful of doctors that broke rank from their peers to support Tommy Douglas’s vision for public health care in Canada. When asked why they did it, their immediate response was: “It was the right thing to do.” Little did I know what they had to endure in the way of backlash from their peers. Enmity, I might add, that regrettably persists today.

I share this story because I firmly believe that unless those tasked with transforming Ontario’s health system, and in particular Premier Kathleen Wynne and Minister of Health and Long-Term Care Eric Hoskins exhibit the same vision and courage, it is highly unlikely that medicare will survive. The bottom line is that simply building more hospitals and hiring more doctors is not the answer. At best, it will buy us a few more years.

Why? Because it does nothing to deal with the systemic issues such as poverty and social isolation, which are the issues that a lot of high cost users contend with every day. Imagine you are faced with an overflowing bathtub. There are two courses of action: First, you could turn down the water flow, i.e. health promotion. Or you could try and grasp for more buckets, i.e. treatment. To date, the Ministry’s approach has been heavily weighted towards the latter, despite the fact that not only it is less effective, it is far more expensive.

Consider the case of North Simcoe Health Link. What made this research so potent is the extent to which it demonstrates not just the extreme poverty, hunger and social isolation amongst the people it serves, but also how even modest investments to address the social determinants of health yielded significant impacts, i.e. 30.8 per cent reduction in ER visits, 45.1 per cent reduction in patient care, and 37.5 per cent reduction in hospital costs. That’s not to mention the vastly improved quality of life for the Health Link’s patients.

But despite the success of this innovative Health Link, which if properly scaled up and replicated could net cost savings of hundreds of millions of dollars, there is nothing in the latest Patients First legislation that offers a definition of health, which is a red flag for the future. Neither does the health care reform legislation contain any object that would provide the LHINs with a mandate to support health promotion work, which they desperately need to do if they are to be successful in the ways AOHC and OPHA are advocating.

All of which brings me back to that “vision thing”: the need for a mindset that extends beyond hospitals and doctors, and courage to introduce legislation that supports primary health care providers to address the systemic issues through health promotion. Will Eric Hoskins rise to the occasion and do the right thing, like his brave predecessors did when they built medicare? The answer to this question may decide the fate of universal health care in Ontario, if not the country.

Guys Can Cook! : la recette du succès est de faire participer les jeunes à la conception du programme

le Mardi 27 Septembre 2016
Des participants au programme Guys Can Cook roulent de la pâte à pizza avec un étudiant-chef du collège George Brown, au CSC Four Villages, en 2015.

Des participants au programme Guys Can Cook (Les gars savent cuisiner) roulent de la pâte à pizza avec un étudiant-chef du collège George Brown, au CSC Four Villages, en 2015.

Par Jason Rehel, auteur et éditeur du contenu, ACSO

Donnez à un jeune un cours magistral de nutrition, et il pourrait bien l’oublier le jour même. Montrez-lui à cuisiner des repas nutritifs qu’il aime manger et partager avec des amis, et ces leçons pourraient bien durer toute sa vie. Impliquer le jeune dans la manière dont le cours se donne? Vous créez chez lui une motivation et un mieux-être à long terme. C’est le principe qui anime la promotion de la santé dans les sept centres de santé communautaire de Toronto à offrir un programme intitulé Guys Can Cook! (GCC).

GCC s’adresse aux adolescents et aux jeunes adultes issus de quartiers défavorisés. Il émane du programme pilote des centres de santé communautaire Four Villages et Davenport-Perth, et forme aujourd’hui un partenariat à impact élevé entre les centres de santé communautaire, avec la santé publique de Toronto, les services sociaux et d’emploi de Toronto et West End Urban Health Alliance Nutrition Affiliate. Ses objectifs consistent à garder en bonne santé les jeunes de 13 à 24 ans en leur donnant les outils et les connaissances nécessaires pour mieux vivre et mieux manger, contribuant ainsi à prévenir l’obésité et des maladies chroniques plus tard. Mais les diététistes et les intervenants auprès des jeunes des CSC se sont rendu compte que les cours magistraux ne fonctionneraient pas. GCC a alors demandé aux jeunes comment ils voulaient étudier la nutrition, et les résultats ont été concluants.

« Avant, je ne mangeais pas tellement de fruits et de légumes, et maintenant j’en mange plus », dit Jose Emiliano Chamale Leiton, un participant au programme de 13 ans qui a été aiguillé vers GCC par son professionnel des soins primaires au CSC Four Villages. « Ce programme m’a aidé à améliorer mon maniement du couteau, et maintenant je cuisine parfois à la maison. »

#LA RECETTE DU SUCCÈS DE GUYS CAN COOK!

GCC s’inspire de l’expertise de chefs communautaires locaux, y compris les instructeurs du collège George Brown, des diététistes et des intervenants auprès des jeunes des CSC, ainsi que du soutien et de l’encouragement des pairs leaders. Offerts dans les cuisines du Centre de santé communautaire, les ateliers accueillent de 10 à 12 jeunes après l’école pendant sept semaines chaque année.

Le chef Hubert Wysokinski enseigne le maniement du couteau dans la cuisine du CSC Davenport-Perth dans le cadre du programme GCC en 2016.

Les séances sont conçues pour inspirer la confiance, maintenir l’intérêt et leur enseigner la nutrition tout en améliorant leurs compétences en cuisine. Les impacts mesurés par les coordonnateurs du programme comprennent l’augmentation des connaissances en nutrition, un sentiment accru d’appartenance et une exposition plus grande à des modèles positifs. De plus, GCC ouvre des débouchés pour les participants : à l’issue des ateliers, les jeunes peuvent s’inscrire à la formation en hygiène alimentaire offerte sans frais par la santé publique de Toronto aux diplômés du programme. Le certificat en hygiène alimentaire aide les diplômés du programme à décrocher un emploi d’été ou à temps partiel. Près des trois quarts de tous les diplômés de GCC ont obtenu leur certificat.

Des participants à Guys Can Cook! assistant à un atelier d’éducation nutritionnelle étudient les étiquettes des produits au CSC Davenport-Perth en 2016.

#APPRENDRE ENTRE AMIS À PRÉPARER DES PLATS CUISINÉS À LA MAISON

Les pairs leaders qui ont déjà obtenu leur diplôme de GCC forment un nouvel élément du programme. Comme le dit José, le fait de voir ses pairs a fait une grande différence au début : « À ma première expérience, j’étais intimidé et nerveux, mais quand j’ai vu que mon ami était aussi inscrit au programme, je me suis senti plus à l’aise. »

Les jeunes précisent que le programme est un excellent endroit pour se faire de nouveaux amis et tisser des relations. Si le leadership des pairs et les possibilités de socialisation des jeunes ne sont que quelques aspects de l’orientation vers les jeunes de GCC, nous les considérons comme des succès clés qui abordent l’isolement social et le besoin de lieux et de programmes où les jeunes éprouvent un sentiment d’appartenance.

#MOBILISER LES JEUNES DIRECTEMENT AFIN DE TRANSFORMER LE PROGRAMME

« Au début, nous n’avions pas demandé aux jeunes comment ils souhaitaient que le contenu du programme leur soit présenté », dit Julia Fursova, coordonnatrice du projet GCC. « Par exemple, les préférences qu’ils pourraient avoir sur les plats qu’ils allaient apprendre à cuisiner. »

Les organisateurs de GCC ont parlé à leurs jeunes participants de la façon dont le programme devrait évoluer au moyen de discussions ouvertes et de grands tableaux de papier.

« Nous ne voulions pas que le sondage de rétroaction ressemble à un devoir ou à un examen », dit-elle.

Les échanges ont donné des résultats : un livre de cuisine inspiré par les jeunes dans lequel les chefs instructeurs pouvaient puiser, une liste de plats adaptés à la culture des participants, ce qui a stimulé la mobilisation dans le programme GCC.

Les méthodes d’enseignement ont également subi une cure de rajeunissement, en fonction des souhaits de ces jeunes hommes : plus de jeux et de compétition.

« Nous utilisons toutes sortes d’outils, de Jeopardy! à un bingo sur la nutrition pour comparer les étiquettes nutritionnelles, et à demander aux garçons d’apporter leurs menus favoris que nous étudierons ensemble », dit Cindy Lui, diététiste au programme GCC. « Les jeunes semblent absorber l’information tellement mieux de cette façon, et je suis en mesure de relier mes leçons de nutrition aux recettes que nous préparons ce jour-là. »

Pour les jeunes comme Jose, la possibilité d’accéder à un programme comme GCC par l’entremise du professionnel de soins primaires de son père a joué un rôle essentiel. En tant que diététiste du CSC, Cindy Lui l’a dirigé vers le programme après qu’une infirmière praticienne au CSC Four Villages l’ait dirigé vers elle.

Maintenant, Jose a un plat préféré à cuisiner, un plat que beaucoup d’adultes pourraient même trouver intimidant : la lasagne. Au-delà de son bien-être futur, cependant, le jeune de 8e année a acquis une nouvelle perspective sur la nutrition en général : « Quand nous ne cuisinons pas pendant le programme, nous parlons des aliments et de ce qu’ils font pour notre corps et des trucs comme ça », dit-il. « J’ai vraiment beaucoup appris. »

La chef Kelly Ptashnik du collège George Brown enseigne des habiletés culinaires dans le cadre du programme GCC à Access Alliance MHCS en 2015.

À Barrie, un conseil communautaire répond aux besoins du milieu grâce à des programmes qui remplissent leurs promesses

le Mercredi 21 Septembre 2016

Mary Helen Garvin, membre du conseil communautaire, à droite, assiste à un événement de reconnaissance des bénévoles du Centre de santé communautaire de Barrie.

Soucieux d’accorder la priorité aux personnes et aux communautés, les membres de l’ACSO mobilisent la clientèle à chaque étape de la planification, de l’élaboration et de l’évaluation des services et programmes de promotion de la santé et du bien-être. Pour ce faire, les membres de l’ACSO sont aussi régis par des représentants du milieu, ce qui les distingue des autres éléments du système de soins primaires de l’Ontario.

Mary Helen Garvin, membre du conseil du Centre de santé communautaire de Barrie (BCHC) siège au conseil du centre depuis deux ans sur un mandat de trois ans. Psychothérapeute retraitée, elle participe activement aux programmes et fait appel aux services du BCHC. Nous nous entretenons avec madame Garvin au sujet de son rôle en tant que membre du conseil communautaire du BCHC.

Q. Selon vous, en quoi un conseil communautaire se distingue-t-il d’un conseil essentiellement professionnel ou institutionnel?

R. Au-delà de la fierté du travail accompli, il y a celle du sentiment d’appartenance; ce conseil fait partie de ma communauté. L’organisme que soutient notre conseil sert des personnes qui comptent pour moi, et moi-même, à titre personnel. Alors mon intérêt envers la bonne gestion du centre est à la fois égoïste et altruiste. S’il veille à la saine gestion financière, un conseil communautaire est davantage axé sur le service que sur le profit.

Q. De quelle manière pensez-vous qu’un conseil régi par la communauté améliore les programmes du BCHC?

R. Les deux tiers des membres de notre conseil sont des personnes qui utilisent le centre; elles sont donc familiarisées avec son fonctionnement. Cela signifie aussi que nous sommes toujours en train de réfléchir à ce qui fonctionne bien, aux ajouts qui pourraient être nécessaires ou aux programmes qui ont particulièrement besoin de notre soutien à l’intérieur de l’organisme comme dans la collectivité. Le dernier tiers des membres du conseil se compose de gens actifs dans le milieu, qui en connaissent les besoins. Pour citer un exemple, il a le lien tissé entre le BCHC et l’École secondaire Innisdale. Ce programme, maintenant appelé Youth Health Connect (YHC) en est à sa troisième année et implique des visites hebdomadaires à l’école d’une équipe de promotion de la santé communautaire. Au cours des deux périodes de repas des élèves, l’équipe les sensibilise à une foule de questions dans un cadre informel et positif pour les jeunes. Fondé sur les déterminants sociaux de la santé, ce modèle de santé préventif offre des ressources et un accès aux professionnels dans des domaines comme le logement, la saine alimentation, la santé mentale et le bénévolat des jeunes, et dans d’autres domaines d’intérêt définis par les jeunes eux-mêmes. Ce programme est issu de notre conseil grâce à un membre du conseil qui était associé au système scolaire, et nous espérons l’étendre à d’autres écoles.

Q. De quelle manière vos expériences au centre en tant que patiente et en tant que participante aux programmes vous ont-elles guidée à la table du conseil?

R. En tissant des liens avec d’autres bénévoles et membres du personnel, ou en participant à certains programmes offerts, je suis en mesure d’approfondir mes connaissances du travail du centre. Cette connaissance contribue à ma capacité d’évaluer, de manière plus éclairée, ce qui se passe au centre, et les domaines où il pourrait y avoir des lacunes ou des besoins non comblés.

Q. Pourquoi pensez-vous les que les CSC sont bien placés pour promouvoir la participation aux programmes de promotion du bien-être? R. Je suis une inconditionnelle du modèle de fonctionnement des CSC! Je pense que nous sommes plus efficaces dans la promotion du bien-être à cause de l’approche holistique des soins de santé. Le personnel et les bénévoles offrent tout un éventail de services sous un même toit : physiothérapeutes, conseils en nutrition, travailleurs sociaux, psychiatre consultant, programmes d’exercice, gestion du diabète, ainsi que des médecins, des infirmières praticiennes, des infirmières, etc. Ainsi, les gens ont la possibilité de découvrir les programmes de mieux-être et de prévention de la maladie, en plus des traitements. Les membres du personnel consultent les autres services, pour éviter aux clients de devoir parcourir toute la ville et d’attendre longtemps pour obtenir une consultation ou un rapport. Par exemple, des programmes comme notre groupe de marche, un programme d’exercice gratuit encadré par un physiothérapeute, offrent des connaissances sur la prévention et les soins directement aux personnes dans notre bassin de population et lèvent les obstacles aux soins tout réduisant l’isolement social. C’est tout cela qui distingue le CSC de Barrie, et c’est pourquoi je suis fière d’être membre bénévole du conseil du Centre de santé communautaire de Barrie.

Au cours de la semaine santé communautaire et bien-être, le CSC de Barrie invite tout le monde à une démonstration de marche et de gymnastique au bord du lac, le lundi 26 septembre à 9 h 30. Le groupe se réunira au Spirit Catcher. Pour de plus amples renseignements sur d’autres événements qui auront lieu tout au long de la semaine au BCHC, consultez bchc.ca.  

 

If you build it, they will come and be well served in both official languages

le Vendredi 23 Septembre 2016

Our first client welcomed at our new site with Nurse Practitioner Nicole Ouellette (left) and Dr Julie Breton-Fortin (right).

West Nipissing Community Health Centre (CHC) is celebrating a major milestone – the grand opening of its new building in a former school. This bilingual centre is one of more than 20 AOHC members that provide French-language services to Franco-Ontarians across the province. West Nipissing CHC has been serving people and communities in Sturgeon Falls since 2010, but up until recently it was located in the community’s former hospital. Thanks to the funding from the Ministry of Health and Long-Term Care, the CHC now has a new site better suited to offer programs and services that meet community needs.   

In the lead up to Franco-Ontarian Day and Community Health and Wellbeing Week, we caught up with Guy Robichaud, Executive Director of West Nipissing CHC.

Congratulations to you and your community on the new building. Can you tell us more about the key features of the new space that will allow West Nipissing CHC to serve the community in new ways?

It’s a slightly larger, better managed space. In fact, we have roughly 800 square feet more than we used to have at the old location. The new one used to be a school. It was completely gutted and renovated based on our needs. What’s really good is that the primary care section of the building has been configured to allow us to serve more clients. We are also very happy to have a more efficient building. Everything is nice, bright and clean.

Are there any new facilities that help make the new site unique?

Yes! We have a community kitchen now. Our dietitian is working with the community health team to set up programs. Unfortunately, we saw a reduction of space for our health promotion programs, but we’re currently working with our Local Health Integration Network (LHIN) and building owner to convert the former school gym into a multi-purpose room to hold many of our programs.

What are you doing to tailor West Nipissing CHC’s programs and services to the needs of your community?

Every three years, we use a public consultation process to refresh our planning. This ensures we are in touch with community needs. For example, we recently launched the Good Food Box program as part of our poverty reduction strategy. That came straight out of the consultations that we led. We became aware that some families are not eating well and not necessarily going to the food bank, so that’s why we decided to start this new program. But that’s just one program among many others.

Now that we have a permanent location, it will make sense to invest time and resources into developing additional long-term programs. We are going to look into setting up a community garden. That’s really exciting for us. We have the old age home right next door, and a few schools nearby, so we want to build community synergy around this project. It is going to take some time, planning and funding, naturally. But at least now we have a building and a space to act as a base.

We know Franco-Ontarians continue to face barriers to health in our province. How do you ensure this population receives adequate services at your centre?

In West Nipissing, over 60 per cent of people are Francophone, so it is one of our priority populations. We are a bilingual centre, and most of our staff speak French. Only two out of more than 20 employees at the centre are primarily English-speaking. So serving French-speaking populations is not an issue for us. In terms of health promotion programs, we run them in parallel – an English session and a French session. If we don’t have enough numbers to do that, we combine the two and go between languages to make it work.

** On September 26, West Nipissing will celebrate its grand opening of the new CHC site. For more details, please go to their Facebook page. (https://www.facebook.com/events/585361938332150/

Construisez-le, ils viendront et ils seront bien servis dans les deux langues officielles

le Vendredi 23 Septembre 2016

La première cliente accueillie au nouvel édifice avec Nicole Ouellette, infirmière praticienne (gauche), et Dre Julie Breton-Fortin (droite).

Le Centre de santé communautaire (CSC) de Nipissing Ouest célèbre un jalon important : l’inauguration de son nouvel édifice dans une ancienne école. Ce centre bilingue est l’un parmi une vingtaine de centres membres de l’ACSO qui offrent des services en français aux Franco-Ontariens de toute la province. Le CSC de Nipissing Ouest sert les personnes et les communautés de Sturgeon Falls depuis 2010, mais jusqu’à récemment, il était situé dans l’ancien hôpital local. Grâce au soutien financier du Ministère de la Santé et des Soins de longue durée, le CSC dispose maintenant de nouveaux locaux mieux adaptés à la prestation de services et de programmes qui répondent aux besoins de la communauté. 

À la veille de la Journée des Franco-Ontariens et de la semaine santé communautaire et bien-être, nous nous entretenons avec Guy Robichaud, directeur général du CSC de Nipissing Ouest.

Félicitations à vous et à votre communauté pour ces nouveaux locaux! Pouvez-vous nous dire plus sur les principales caractéristiques du nouvel espace qui permettront au CSC de Nipissing Ouest de servir la communauté par de nouveaux moyens?

L’espace est un peu plus grand, et mieux aménagé. En fait, nous disposons de 800 pieds carrés de plus que ce que nous avions auparavant. Le nouvel emplacement est une ancienne école. L’intérieur a été entièrement démoli et rénové en fonction de nos besoins. Ce qui est vraiment bien, c’est que l'aile des soins primaires a été configurée pour nous permettre de servir un plus grand nombre de clients. Nous sommes également très heureux d’avoir un bâtiment plus efficace. Tout est agréable, lumineux et propre.

Y a-t-il de nouvelles commodités qui contribuent à rendre le nouveau site unique en son genre?

Oui! Nous avons maintenant une cuisine communautaire. Notre diététiste collabore avec l’équipe de santé communautaire pour mettre en place des programmes. Malheureusement, nous avons subi une réduction de l’espace alloué à nos programmes de promotion de la santé, mais nous travaillons en ce moment avec notre Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) et le propriétaire de l’immeuble pour convertir l’ancien gymnase en une salle polyvalente qui accueillerait plusieurs de nos programmes.

Que faites-vous pour adapter les programmes et les services du CSC de Nipissing Ouest aux besoins de votre communauté?

Tous les trois ans, nous avons recours à un processus de consultation publique pour actualiser notre planification. Cela nous permet de prendre le pouls de la communauté. Par exemple, nous avons récemment lancé le programme de la boîte verte dans le cadre de notre stratégie de réduction de la pauvreté. Cette initiative émane directement des consultations que nous avons menées. Nous avons pris conscience du fait que certaines familles ne mangent pas bien et ne vont pas nécessairement à la banque alimentaire, voilà pourquoi nous avons décidé de lancer ce nouveau programme. Mais ce n’est qu’un programme parmi bien d’autres.

Maintenant que nous avons un emplacement permanent, il sera logique d’investir temps et ressources dans le développement d’autres programmes à long terme. Nous allons étudier la possibilité d’aménager un jardin communautaire. Nous sommes très enthousiastes à cette idée. Il y a un foyer de personnes âgées juste à côté, et quelques écoles à proximité, alors nous aimerions bâtir une synergie communautaire autour de ce projet. Cela prendra un certain temps, de la planification et du financement, bien entendu. Mais au moins, nous avons maintenant un bâtiment et un espace qui nous servent de quartier général.

Nous savons que les Franco-Ontariens continuent de se heurter à des obstacles à la santé dans notre province. Comment vous assurez-vous que cette population reçoit des services adéquats à votre centre?

Dans Nipissing Ouest, plus de 60 pour cent de la population est francophone, c’est donc une de nos populations prioritaires. Nous sommes un centre bilingue, et la plupart de nos employés parlent français. Sur une vingtaine d’employés au centre, seuls deux sont surtout anglophones. Par conséquent, servir des populations francophones ne présente pas de problème chez nous. En ce qui concerne les programmes de promotion de la santé, nous les organisons en parallèle – une séance en anglais et une en français. S’il n’y a pas assez de participants, nous combinons les deux groupes et nous alternons entre les deux langues pendant la séance.

** Le 26 septembre, Nipissing Ouest célébrera l’ouverture du nouvel édifice du CSC. Pour de plus amples renseignements, visitez sa page Facebook. (https://www.facebook.com/events/585361938332150/)

Un carrefour de centres de santé communautaire gérés par la communauté, pour la communauté

le Mercredi 14 Septembre 2016

Le groupe de soutien à l’allaitement maternel de KCHC, mis sur pied et géré par de nouvelles mamans, se réunit pour sa célébration estivale dans un parc de Kingston.

Jason Rehel, réviseur, journaliste et rédacteur : narration de l’ACSO

Dans le discours du Trône du 12 septembre, la première ministre Wynne a réitéré l’engagement de son gouvernement envers les carrefours communautaires, affirmant qu’ils « facilit[e]nt l’accès aux programmes sociaux, éducatifs, culturels, récréatifs et de santé ainsi qu’aux services qui enrichissent la vie communautaire. » Or, créer un carrefour, et faire en sorte qu’il serve la communauté de la manière la plus efficace possible, n’est pas une mince tâche. Comment les collectivités ontariennes peuvent-elles être plus nombreuses à y arriver?

Kingston Community Health Centres (KCHC) est un meneur qui montre la voie. Son établissement situé au 263, avenue Weller, baptisé le « Carrefour », qui a ouvert ses portes en 2014, est aujourd’hui une ruche bourdonnante de soins interprofessionnels, de services sociaux et de programmes axés sur la collectivité. Une centaine de réfugiés syriens bénéficient désormais de services de logement, d’immigration, d’éducation et de soutien parental logés sous le même toit que les soins de santé primaires. Parmi les nouveaux programmes centrés sur les usagers, citons un groupe de soutien à l’allaitement maternel. Pour les personnes qui font face à de multiples contraintes, le Carrefour offre un soutien intégré et transparent.

#HISTORIQUE DU CARREFOUR

La vision du Carrefour est née en 2012 quand il est devenu manifeste que KCHC, et ses sept points d’accès, devaient améliorer la prestation de ses nombreux services : les soins dentaires, les programmes qui aident les familles à faible revenu à élever des enfants en bonne santé, l’aide aux jeunes issus de communautés défavorisées à obtenir leur diplôme d’études secondaires, les programmes d’installation des nouveaux immigrants et des réfugiés, ainsi qu’une foule de programmes régionaux qui facilitent l’accès aux services pour toutes les personnes qui se heurtent à des obstacles à l’atteinte d’une bonne santé.  

« Nous sommes l’organisme vers lequel la communauté se tourne chaque fois qu’il se présente des problèmes ou des défis sociaux », affirme Hersh Sehdev, directeur général des centres de santé communautaire de Kingston. « Mais quand nos programmes étaient dispersés dans plusieurs sites, nous étions inquiets de ne pas pouvoir répondre adéquatement aux besoins des personnes déjà confrontées à des obstacles. Nous avons donc décidé d’aménager un endroit où les gens pourraient se sentir chez eux. » Le plan visait à regrouper tous les programmes sous un même toit, et à élaborer des stratégies pour fournir un accès intégré à guichet unique aux familles ayant des ressources limitées.

#LE RÔLE DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE

C’est le conseil d’administration de KCHC, composé de membres de la communauté engagés de longue date dans le militantisme à la base, dans les enjeux d’éducation, de santé et d’immigration, qui en a supervisé la création.

« Un conseil communautaire fait en sorte que le bilan financier serve la communauté, plutôt que l’inverse », croit Jim Brown, membre du conseil d’administration depuis 2011. « C’est l’état d’esprit, l’état de cœur de toutes les personnes assises autour de la table. Il ne s’agit pas de faire concurrence à d’autres organisations, ou de laisser quoi que ce soit entraver une réflexion claire au sujet de notre communauté. »

De cette réflexion claire du conseil d’administration est issu le maintien des centres du centre-ville et en milieu rural de KCHC, du Centre de santé Street (SHC) et du CSC de la région de Napanee (NACHC), dans les endroits les mieux adaptés à ces communautés. Les centres SHC et NACHC ont maintenant de nouveaux locaux eux aussi. Mais c’est dans le nord de la ville que KCHC a décidé de construire le Carrefour. Quand le moment est venu d’impliquer le gouvernement municipal, le CA du centre a pris l’initiative, précise Hersh Sehdev. Les liens étroits et les relations des membres du conseil d’administration avec la communauté leur ont permis de démontrer la valeur que le Carrefour recélerait pour Kingston dans son ensemble. Maintenant que le Carrefour fonctionne, le conseil d’administration de KCHC veille à ce que les services et programmes offerts ciblent les facteurs les plus importants qui influencent la santé dans la communauté. Cette approche est étayée par les recherches qui soutiennent la gouvernance communautaire comme un facteur clé menant à une offre plus large de services mieux adaptés en fonction des besoins précis d’une communauté donnée.

#À QUOI RESSEMBLE UN ENDROIT OÙ LES GENS SE SENTENT CHEZ EUX ?

Hersh Sehdev se souvient d’une jeune femme qui sortait des services aux immigrants, peu après l’ouverture du Carrefour. Elle a posé des questions sur des photos qu’elle a aperçues sur un mur, et il s’est avéré qu’il s’agissait du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, qui s’adresse aux parents désireux d'en apprendre davantage sur les programmes destinés aux enfants et sur leur éducation. « Tout l’objectif de la création du Carrefour – sa conception, sa construction, avec la communauté et les personnes en son cœur, consiste à promouvoir l’accès sans entrave aux programmes et à donner à la population la maîtrise et le choix de ses propres soins », poursuit Hersh Sehdev.

Même la conception physique du Carrefour des KCHC reflète l’approche centrée sur la communauté : son aire d’accueil centrale donne sur des aires distinctes réservées aux soins primaires, aux nouveaux arrivants et à divers autres services sociaux. Un café communautaire, véritable carrefour à l’intérieur du Carrefour, permet aux usagers de se familiariser avec la cuisine et la culture, et les nouveaux arrivants au pays y jouent maintenant un rôle de premier plan.

« Dorénavant, la communauté immigrante gère ce programme. C’est devenu un lieu où les gens peuvent pratiquer leur anglais et échanger des idées au sujet de la cuisine », d’ajouter Hersh Sehdev.

#UN RÉSEAU DE CARREFOURS EN ONTARIO

KCHC est l’un des 108 organismes de soins primaires communautairesde la province, dont beaucoup servent de carrefours communautaires, qui placent les personnes et les communautés au centre de la gouvernance, tout comme de l’élaboration des services et des programmes.

« Parce qu’ils sont enracinés dans la communauté et dirigés par des membres de la communauté, les organismes communautaires de soins primaires de l’Ontario finissent souvent, au fil du temps, par créer et gérer des carrefours », explique Leah Stephenson, directrice des projets spéciaux de l’Association des centres de santé de l’Ontario. « Les carrefours régis par la communauté comme ceux administrés par KCHC améliorent la vitalité communautaire et le sentiment d’appartenance des gens, parce qu’ils sont axés sur la communauté, et qu’ils entreprennent de tisser des liens entre le bien-être de chaque personne et le bien-être plus général de la communauté dans son ensemble. Ces retombées remarquables ne sont qu’un aperçu de ce qu’il est possible de réaliser aux quatre coins de la province lorsque les prestataires de soins de santé régis par la communauté décident d’accorder la priorité aux personnes et aux communautés. »

Du 26 septembre au 1er octobre, 108 centres membres de l’ACSO dans la province célébreront la semaine santé communautaire et bien-être. Cette année, des événements spéciaux démontreront comment les prestataires de soins accordent la priorité aux personnes et aux communautés dans la prestation des services et des programmes. Dans le cadre des préparatifs de la semaine, les centres de l’ACSO partagent les principes et les pratiques qu’ils appliquent tous les jours pour ce faire.

A Community Health Centre hub run by the community, for the community

le Mercredi 14 Septembre 2016

KCHC’s breastfeeding peer support group, started and run by new moms, meets for their summer celebration in a Kingston park.

by Jason Rehel, AOHC story producer and editor

In the speech from the throne on September 12, Premier Wynne reiterated her government’s commitment to community hubs, affirming they make it “easier to access health, social, education, cultural and recreational programs and services that nurture community life.” But creating hubs, and making sure they serve the community in the most effective way, is no easy matter. How can more Ontario communities get there?

Kingston Community Health Centres (KCHC) is a leader showing the way. Its 263 Weller Avenue location, a.k.a. the “Hub,” which opened in 2014, is now a busy hive of interprofessional care, social services, and community-driven programs. Now, nearly 100 Syrian refugees are being provided with housing, immigrant, education and parenting services under the same roof as primary health care. New user-driven programs include a breastfeeding peer support group. For people coping with multiple stresses, the Hub provides seamless wraparound support.

#HISTORY OF THE HUB

The vision for the Hub began in 2012 when it became clear that KCHC, and its seven access points, needed to improve the delivery of its many different services: dental care, programs that help low-income families raise healthy children, assistance for youth from deprived communities to complete high school successfully, settlement programs for new immigrants and refugees, as well as a variety of regional programs that promote better access for anyone facing barriers to good health.  

“We are the go-to organization whenever there are issues or social challenges in the community,” says Hersh Sehdev, executive director of Kingston Community Health Centres. “But back when our programs were spread across so many sites, we became concerned that we were not properly serving the needs of people already facing barriers. So we set out to build a ‘people place.’ ” The plan: put all programs under one roof, and develop strategies to provide integrated one-stop access to families with limited resources.

#THE COMMUNITY BOARD’S ROLE

Driving the development was KCHC’s board, comprised of community members with longstanding involvement in grassroots activism, across education, health and immigration issues.

“A community board makes the bottom line serve the community, rather than the other way around,” says Jim Brown, who’s served as a director on the board since 2011. “That’s the mindset, that’s the heart-setof everybodyat the table. It’s not about competing with other organizations, or letting anything get in the way of clear thinking about your community.”

Part of the board’s clear thinking was that KCHC should maintain its downtown and rural sites, Street Health Centre (SHC) and Napanee Area CHC (NACHC), in the preferred locations suitable to those communities. Both the SHC and NACHC sites are now in new buildings as well. But in the city’s north end, KCHC decided to build the Hub. When it came time to get the municipal government involved, it was the centres’ board that stepped up, Sehdev notes. Board members’ close ties and relationships in the community enabled them to demonstrate the value the Hub would hold for Kingston overall. Now that the Hub is up and running, KCHC’s board works to ensure that the services and programs offered address the most important factors affecting health in the community. This approach is backed up by research that supports community governance as a key factor that leads to a broader range of services, which are better oriented to a community’s specific needs.

#WHAT A REAL ‘PEOPLE PLACE’ LOOKS LIKE

Sehdev recalls a young woman coming out of immigrant services, shortly after the Hub opened. She asked about some pictures she saw on the wall, and it turned out the program she was asking about, Better Beginnings, was for parents to learn more about children’s programs and education. “The whole goal of creating the Hub – its design, how it was built, with the community and people at its centre, was to promote access across program boundaries, and to give people control and choice over their own care,” Sehdev says.

The KCHC hub’s physical design further reflects community-centredness: its central meeting area hives off into separate areas for primary care, newcomer, and various other social services. A community café acts as a hub within the Hub, a place where people learn about food and culture, and where newcomers to Canada now play a leading role.

“The immigrant community runs this program now. It’s become a place where people can practise their English and share their food ideas,” Sehdev adds.

#A NETWORK OF HUBS ACROSS ONTARIO

KCHC is one of 108 community-governed primary health care organizations across Ontario, many of which serve as community hubs, who put people and communities at the centre of governance, as well as services and program development.

“Because they are rooted in the community and are run by community members, Ontario’s community-governed primary health care organizations often evolve over time to create and run hubs,” says Leah Stephenson, director of special projects for the Association of Ontario Health Centres. “Community-governed hubs like those operated by KCHC enhance community vitality and people’s sense of belonging, because they’re community-centred, and they set out to build the pathways that link the wellbeing of every person with the wider wellbeing of the community as a whole. These incredible impacts are a glimpse of what is possible across Ontario when community-governed health providers very intentionally put people and communities first.”

Between September 26 and October 1, 108 AOHC member centres across Ontario will celebrate Community Health and Wellbeing Week. This year, special events will showcase how health providers put people and communities first in the delivery of services and programs. In the lead-up to Community Health and Wellbeing Week, AOHC centres are sharing principles and practices they apply every day to do this.

Joignez-vous à notre appel en ligne au ministre Hoskins : Passons de Priorité aux patients à Priorité aux personnes et aux communautés!

le Vendredi 9 Septembre 2016
Community Health and Wellbeing Week

Quand la population participe à la prise de décisions au sujet des services de leur communauté reçoit, les résultats s’améliorent.

par Adrianna Tetley, chef de la direction de l’Association des centres de santé de l’Ontario

Bienvenue au nouveau blogue de l’Association des centres de santé de l’Ontario : « Le changement transformateur en action ». Nous commençons par demander : pourquoi le débat public sur le système de santé de l’Ontario est-il tellement concentré sur les médecins et combien ils sont payés pour fournir des services aux patients? Si vous pensez vous aussi qu’il faut changer la conversation, joignez-vous à notre blitz provincial dans les médias sociaux en faveur du changement.

Voici ce qui nous préoccupe : le mois dernier, les nouvelles étaient saturées de commentaires sur le fait que le gouvernement provincial et l’Association médicale de l’Ontario ne sont toujours pas parvenus à une entente sur la rémunération des médecins.

Notre association espère certainement cette impasse se résoudra bientôt. Les médecins sont un élément absolument essentiel de notre système de santé; plus de 400 médecins salariés travaillent dans les 108 centres membres de l’ACSO. Sans m’exprimer en leur nom, je suis persuadée qu’il y a des priorités bien plus importantes que la rémunération des médecins.

#Guérir notre culture toxique

Pour commencer, notre priorité doit être de garder la population en bonne santé – prévenir les maladies évitables et les visites évitables aux bureaux des médecins, dans les salles d’urgence et les lits d’hôpitaux. Pour mieux faire dans le domaine de la prévention des maladies,  nous devons nous attaquer à ce que Gabor Maté et d’autres appellent notre « culture toxique ».

La culture toxique est une maladie sociétale qui se manifeste sous de nombreux aspects nuisibles à la santé. Beaucoup trop de gens ont des problèmes de santé parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de s’alimenter sainement ou d’avoir un logement salubre. Beaucoup trop de gens souffrent de maladies liées au stress parce qu’ils sont victimes de racisme ou d’autres formes d’exclusion sociale. Dans les régions rurales ou éloignées, et surtout dans les communautés autochtones, des milliers de personnes ne peuvent pas avoir accès à l’eau potable ou aux services les plus élémentaires de promotion de la santé et de prévention.

Les recherches montrent que 50 pour cent des résultats pour la santé de la population au Canada sont déclenchés par ces facteurs sociétaux toxiques. Donc encore une fois, je pose la question : pourquoi sommes-nous toujours en train de parler de ce qui se passe dans les cabinets des médecins et de la rémunération des médecins pour leurs services? Je pose la même question à propos des hôpitaux. Oui, les médecins et les hôpitaux jouent un rôle très important pour traiter les gens quand ils sont malades. Mais nous devons prévenir davantage, afin de traiter moins. Nous devons créer une culture de la santé et du bien-être qui empêche les maladies et les blessures évitables, une culture qui favorise le meilleur état de santé possible pour tout le monde, peu importe qui ils sont et où ils vivent, une culture que la première ministre Wynne a confié à ses collègues du Cabinet le mandat  d’offrir, mais qui ne s’est pas encore manifestée.

#Changer l’accent

Pour concrétiser cette vision, les gouvernements fédéral, provinciaux, régionaux et municipaux doivent éliminer la compartimentation et appliquer une approche axée sur la santé dans toutes les politiques. Et notre système de santé doit montrer la voie en appliquant des principes et pratiques centrés sur les personnes et les communautés qui répondent aux réalités toxiques nuisant à la santé des gens, que ce soit la pauvreté, la discrimination ou d’autres types de contraintes sociales, économiques ou environnementales.

Une approche centrée sur les personnes et les communautés signifie également rejeter la notion que les gens sont des individus isolés qu’il faut traiter comme des bénéficiaires de soins passifs et patients. Au contraire, ils ont besoin de participer activement à la prise de décisions au sujet du genre de services que leur communauté doit recevoir, et sur le mode de prestation de ces services. Les recherches montrent que lorsque c’est le cas, les résultats s’améliorent.

#Recadrer le débat et la prise de décisions

Ce changement semble ardu. Comment pouvons-nous y arriver? Le ministre Hoskins peut faire un pas important en recadrant tout simplement la conversation.

Un exemple en est son initiative « Priorité aux patients » et le projet de loi omnibus qui la soutient. Dans nos prochains blogues, nous vous présenterons les points positifs et les points négatifs de ce projet de loi, qui est maintenant à l’étude à Queen’s Park. Mais nous tenons tout d’abord à insister sur le fait que l’emploi du mot « patients » implique une attention continue sur les médecins et les hôpitaux, et que cette orientation ne produira pas la culture de la santé et du bien-être dont nous avons vraiment besoin. Nous proposons plutôt au ministre Hoskins de recadrer la transformation du système de santé autour du thème « Priorité aux personnes et aux communautés ».

Êtes-vous d’accord avec cette première étape? Ensuite, nous vous invitons à participer à notre appel en ligne en utilisant une application de médias sociaux appelée Thunderclap. Cet outil vous permet d’utiliser la plateforme de votre choix (Facebook, Twitter ou Tumblr) pour envoyer un message déterminé au ministre Hoskins.

Notre intention est que notre message « Priorité aux personnes et aux communautés » profite d’une large diffusion à l’occasion du lancement de la semaine santé communautaire et bien-être de notre association (du 26 septembre au 1er octobre).

À la veille et tout au long de la semaine, consultez ce blogue pour y découvrir des histoires sur la manière dont les centres de santé des quatre coins de la province appliquent déjà des pratiques qui accordent la priorité aux personnes et aux communautés.

  • Nous montrerons comment nos centres membres élaborent des services et des programmes qui s’attaquent à la « culture toxique » de l’Ontario.
  • Nous exposerons les avantages des centres de santé régis par la communauté, pour la communauté.
  • Nous démontrerons aussi l’importance du rôle que jouent les prestataires pour faire en sorte que les gens qu’ils servent sont actifs et non passifs et patients, et qu’ils participent à la prise de décisions sur la manière d’améliorer leur état de santé et leur système de santé.

Merci de vous joindre à la conversation alors que nous faisons la transition vers la Priorité aux personnes et aux communautés.