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Joignez-vous à notre appel en ligne au ministre Hoskins : Passons de Priorité aux patients à Priorité aux personnes et aux communautés!

Community Health and Wellbeing Week

Quand la population participe à la prise de décisions au sujet des services de leur communauté reçoit, les résultats s’améliorent.

par Adrianna Tetley, chef de la direction de l’Association des centres de santé de l’Ontario

Bienvenue au nouveau blogue de l’Association des centres de santé de l’Ontario : « Le changement transformateur en action ». Nous commençons par demander : pourquoi le débat public sur le système de santé de l’Ontario est-il tellement concentré sur les médecins et combien ils sont payés pour fournir des services aux patients? Si vous pensez vous aussi qu’il faut changer la conversation, joignez-vous à notre blitz provincial dans les médias sociaux en faveur du changement.

Voici ce qui nous préoccupe : le mois dernier, les nouvelles étaient saturées de commentaires sur le fait que le gouvernement provincial et l’Association médicale de l’Ontario ne sont toujours pas parvenus à une entente sur la rémunération des médecins.

Notre association espère certainement cette impasse se résoudra bientôt. Les médecins sont un élément absolument essentiel de notre système de santé; plus de 400 médecins salariés travaillent dans les 108 centres membres de l’ACSO. Sans m’exprimer en leur nom, je suis persuadée qu’il y a des priorités bien plus importantes que la rémunération des médecins.

Guérir notre culture toxique

Pour commencer, notre priorité doit être de garder la population en bonne santé – prévenir les maladies évitables et les visites évitables aux bureaux des médecins, dans les salles d’urgence et les lits d’hôpitaux. Pour mieux faire dans le domaine de la prévention des maladies,  nous devons nous attaquer à ce que Gabor Maté et d’autres appellent notre « culture toxique ».

La culture toxique est une maladie sociétale qui se manifeste sous de nombreux aspects nuisibles à la santé. Beaucoup trop de gens ont des problèmes de santé parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de s’alimenter sainement ou d’avoir un logement salubre. Beaucoup trop de gens souffrent de maladies liées au stress parce qu’ils sont victimes de racisme ou d’autres formes d’exclusion sociale. Dans les régions rurales ou éloignées, et surtout dans les communautés autochtones, des milliers de personnes ne peuvent pas avoir accès à l’eau potable ou aux services les plus élémentaires de promotion de la santé et de prévention.

Les recherches montrent que 50 pour cent des résultats pour la santé de la population au Canada sont déclenchés par ces facteurs sociétaux toxiques. Donc encore une fois, je pose la question : pourquoi sommes-nous toujours en train de parler de ce qui se passe dans les cabinets des médecins et de la rémunération des médecins pour leurs services? Je pose la même question à propos des hôpitaux. Oui, les médecins et les hôpitaux jouent un rôle très important pour traiter les gens quand ils sont malades. Mais nous devons prévenir davantage, afin de traiter moins. Nous devons créer une culture de la santé et du bien-être qui empêche les maladies et les blessures évitables, une culture qui favorise le meilleur état de santé possible pour tout le monde, peu importe qui ils sont et où ils vivent, une culture que la première ministre Wynne a confié à ses collègues du Cabinet le mandat  d’offrir, mais qui ne s’est pas encore manifestée.

Changer l’accent

Pour concrétiser cette vision, les gouvernements fédéral, provinciaux, régionaux et municipaux doivent éliminer la compartimentation et appliquer une approche axée sur la santé dans toutes les politiques. Et notre système de santé doit montrer la voie en appliquant des principes et pratiques centrés sur les personnes et les communautés qui répondent aux réalités toxiques nuisant à la santé des gens, que ce soit la pauvreté, la discrimination ou d’autres types de contraintes sociales, économiques ou environnementales.

Une approche centrée sur les personnes et les communautés signifie également rejeter la notion que les gens sont des individus isolés qu’il faut traiter comme des bénéficiaires de soins passifs et patients. Au contraire, ils ont besoin de participer activement à la prise de décisions au sujet du genre de services que leur communauté doit recevoir, et sur le mode de prestation de ces services. Les recherches montrent que lorsque c’est le cas, les résultats s’améliorent.

Recadrer le débat et la prise de décisions

Ce changement semble ardu. Comment pouvons-nous y arriver? Le ministre Hoskins peut faire un pas important en recadrant tout simplement la conversation.

Un exemple en est son initiative « Priorité aux patients » et le projet de loi omnibus qui la soutient. Dans nos prochains blogues, nous vous présenterons les points positifs et les points négatifs de ce projet de loi, qui est maintenant à l’étude à Queen’s Park. Mais nous tenons tout d’abord à insister sur le fait que l’emploi du mot « patients » implique une attention continue sur les médecins et les hôpitaux, et que cette orientation ne produira pas la culture de la santé et du bien-être dont nous avons vraiment besoin. Nous proposons plutôt au ministre Hoskins de recadrer la transformation du système de santé autour du thème « Priorité aux personnes et aux communautés ».

Êtes-vous d’accord avec cette première étape? Ensuite, nous vous invitons à participer à notre appel en ligne en utilisant une application de médias sociaux appelée Thunderclap. Cet outil vous permet d’utiliser la plateforme de votre choix (Facebook, Twitter ou Tumblr) pour envoyer un message déterminé au ministre Hoskins.

Notre intention est que notre message « Priorité aux personnes et aux communautés » profite d’une large diffusion à l’occasion du lancement de la semaine santé communautaire et bien-être de notre association (du 26 septembre au 1er octobre).

À la veille et tout au long de la semaine, consultez ce blogue pour y découvrir des histoires sur la manière dont les centres de santé des quatre coins de la province appliquent déjà des pratiques qui accordent la priorité aux personnes et aux communautés.

  • Nous montrerons comment nos centres membres élaborent des services et des programmes qui s’attaquent à la « culture toxique » de l’Ontario.
  • Nous exposerons les avantages des centres de santé régis par la communauté, pour la communauté.
  • Nous démontrerons aussi l’importance du rôle que jouent les prestataires pour faire en sorte que les gens qu’ils servent sont actifs et non passifs et patients, et qu’ils participent à la prise de décisions sur la manière d’améliorer leur état de santé et leur système de santé.

Merci de vous joindre à la conversation alors que nous faisons la transition vers la Priorité aux personnes et aux communautés.

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