Notre système de santé et la question de la vision : « C’était la bonne décision à prendre »

le Mardi 4 Octobre 2016

Nos dirigeants doivent faire preuve du même courage que possédait Tommy Douglas.

par Gary Machan, équipe des politiques et des relations avec les intervenants

Lors d’une conférence nationale commémorant le 50e anniversaire de l’assurance-maladie il y a quelques années, j’ai eu la chance d’être assis à la même table qu’un couple âgé, qui avait fait partie d’une poignée de médecins qui sont sortis des rangs pour appuyer la vision des soins publics au Canada de Tommy Douglas. Lorsqu’on leur a demandé pourquoi ils ont agi ainsi, leur réaction immédiate a été : « C’était la bonne décision à prendre. » Je n’avais aucune idée des représailles qu’ils ont dû subir de la part de leurs collègues. Une hostilité, faut-il le préciser, qui persiste malheureusement aujourd’hui.

Je partage cette anecdote parce que je crois fermement qu’à moins que les responsables de la transformation du système de santé de l’Ontario, et en particulier la première ministre Kathleen Wynne et le ministre de la Santé et des Soins de longue durée Eric Hoskins, démontrent la même vision et le même courage, il est hautement improbable que l’assurance-maladie survive. En dernière analyse, se contenter de construire plus d’hôpitaux et d’embaucher plus de médecins n’est pas la solution. Au mieux, cela nous donnera quelques années de répit.

Pourquoi? Parce que cette mesure ne fait rien pour régler les problèmes systémiques comme la pauvreté et l’isolement social, problèmes auxquels se heurtent tous les jours de nombreux usagers onéreux. Imaginez que vous êtes devant une baignoire qui déborde. Vous avez le choix entre deux options : premièrement, vous pouvez diminuer le débit d’eau, en faisant la promotion de la santé. Ou vous pourriez essayer de trouver plus de seaux, c’est-à-dire offrir plus de soins. À ce jour, l’approche du Ministère a été fortement orientée vers la deuxième option, malgré le fait qu’elle soit non seulement moins efficace, mais aussi beaucoup plus coûteuse.

Prenons le cas du maillon santé de Simcoe-Nord. Ce qui rend cette recherche si déterminante, c’est la mesure dans laquelle elle démontre non seulement l’extrême pauvreté, la faim et l’isolement social de la population desservie par ce maillon santé, mais aussi comment même des investissements modestes pour contrer les déterminants sociaux de la santé ont eu des effets notables, soit des réductions de 30,8 pour cent du nombre de visites à l’urgence, de 45,1 pour cent dans les soins aux patients et de 37,5 pour cent des coûts hospitaliers. Sans parler de l’amélioration considérable de la qualité de vie des patients du maillon santé.

Mais malgré le succès de ce maillon santé novateur, qui s’il est reproduit efficacement à grande échelle pourrait dégager des économies nettes de centaines de millions de dollars, rien dans la récente Loi accordant la priorité aux patients n’offre une définition de la santé, ce qui constitue un signal d’alarme pour l’avenir. La Loi sur la réforme des soins de santé ne contient aucune mesure donnant aux RLISS le mandat de soutenir le travail de promotion de la santé, dont ils ont désespérément besoin pour réussir selon les moyens préconisés par l’ACSO et l’ASPO.

Ce qui me ramène à la question de la vision : la nécessité d’une attitude qui va au-delà des hôpitaux et des médecins, et le courage d’adopter des lois qui aident les fournisseurs de soins primaires à résoudre les problèmes systémiques grâce à la promotion de la santé. Eric Hoskins se montrera-t-il à la hauteur et prendra-t-il la bonne décision, comme ses braves prédécesseurs l’ont fait quand ils ont mis sur pied l’assurance-maladie? La réponse à cette question pourrait bien décider du sort du régime universel des soins de santé en Ontario, sinon dans ce pays.

Our health system and the vision thing: ‘It was the right thing to do’

le Mardi 4 Octobre 2016

We need our leaders to display the type of courage Tommy Douglas had.

by Gary Machan, Policy and Stakeholder Relations Team

While attending a national conference commemorating the 50th anniversary of medicare a few years ago, I had the good fortune to have dinner with an elderly couple who were but a handful of doctors that broke rank from their peers to support Tommy Douglas’s vision for public health care in Canada. When asked why they did it, their immediate response was: “It was the right thing to do.” Little did I know what they had to endure in the way of backlash from their peers. Enmity, I might add, that regrettably persists today.

I share this story because I firmly believe that unless those tasked with transforming Ontario’s health system, and in particular Premier Kathleen Wynne and Minister of Health and Long-Term Care Eric Hoskins exhibit the same vision and courage, it is highly unlikely that medicare will survive. The bottom line is that simply building more hospitals and hiring more doctors is not the answer. At best, it will buy us a few more years.

Why? Because it does nothing to deal with the systemic issues such as poverty and social isolation, which are the issues that a lot of high cost users contend with every day. Imagine you are faced with an overflowing bathtub. There are two courses of action: First, you could turn down the water flow, i.e. health promotion. Or you could try and grasp for more buckets, i.e. treatment. To date, the Ministry’s approach has been heavily weighted towards the latter, despite the fact that not only it is less effective, it is far more expensive.

Consider the case of North Simcoe Health Link. What made this research so potent is the extent to which it demonstrates not just the extreme poverty, hunger and social isolation amongst the people it serves, but also how even modest investments to address the social determinants of health yielded significant impacts, i.e. 30.8 per cent reduction in ER visits, 45.1 per cent reduction in patient care, and 37.5 per cent reduction in hospital costs. That’s not to mention the vastly improved quality of life for the Health Link’s patients.

But despite the success of this innovative Health Link, which if properly scaled up and replicated could net cost savings of hundreds of millions of dollars, there is nothing in the latest Patients First legislation that offers a definition of health, which is a red flag for the future. Neither does the health care reform legislation contain any object that would provide the LHINs with a mandate to support health promotion work, which they desperately need to do if they are to be successful in the ways AOHC and OPHA are advocating.

All of which brings me back to that “vision thing”: the need for a mindset that extends beyond hospitals and doctors, and courage to introduce legislation that supports primary health care providers to address the systemic issues through health promotion. Will Eric Hoskins rise to the occasion and do the right thing, like his brave predecessors did when they built medicare? The answer to this question may decide the fate of universal health care in Ontario, if not the country.

Guys Can Cook! : la recette du succès est de faire participer les jeunes à la conception du programme

le Mardi 27 Septembre 2016
Des participants au programme Guys Can Cook roulent de la pâte à pizza avec un étudiant-chef du collège George Brown, au CSC Four Villages, en 2015.

Des participants au programme Guys Can Cook (Les gars savent cuisiner) roulent de la pâte à pizza avec un étudiant-chef du collège George Brown, au CSC Four Villages, en 2015.

Par Jason Rehel, auteur et éditeur du contenu, ACSO

Donnez à un jeune un cours magistral de nutrition, et il pourrait bien l’oublier le jour même. Montrez-lui à cuisiner des repas nutritifs qu’il aime manger et partager avec des amis, et ces leçons pourraient bien durer toute sa vie. Impliquer le jeune dans la manière dont le cours se donne? Vous créez chez lui une motivation et un mieux-être à long terme. C’est le principe qui anime la promotion de la santé dans les sept centres de santé communautaire de Toronto à offrir un programme intitulé Guys Can Cook! (GCC).

GCC s’adresse aux adolescents et aux jeunes adultes issus de quartiers défavorisés. Il émane du programme pilote des centres de santé communautaire Four Villages et Davenport-Perth, et forme aujourd’hui un partenariat à impact élevé entre les centres de santé communautaire, avec la santé publique de Toronto, les services sociaux et d’emploi de Toronto et West End Urban Health Alliance Nutrition Affiliate. Ses objectifs consistent à garder en bonne santé les jeunes de 13 à 24 ans en leur donnant les outils et les connaissances nécessaires pour mieux vivre et mieux manger, contribuant ainsi à prévenir l’obésité et des maladies chroniques plus tard. Mais les diététistes et les intervenants auprès des jeunes des CSC se sont rendu compte que les cours magistraux ne fonctionneraient pas. GCC a alors demandé aux jeunes comment ils voulaient étudier la nutrition, et les résultats ont été concluants.

« Avant, je ne mangeais pas tellement de fruits et de légumes, et maintenant j’en mange plus », dit Jose Emiliano Chamale Leiton, un participant au programme de 13 ans qui a été aiguillé vers GCC par son professionnel des soins primaires au CSC Four Villages. « Ce programme m’a aidé à améliorer mon maniement du couteau, et maintenant je cuisine parfois à la maison. »

#LA RECETTE DU SUCCÈS DE GUYS CAN COOK!

GCC s’inspire de l’expertise de chefs communautaires locaux, y compris les instructeurs du collège George Brown, des diététistes et des intervenants auprès des jeunes des CSC, ainsi que du soutien et de l’encouragement des pairs leaders. Offerts dans les cuisines du Centre de santé communautaire, les ateliers accueillent de 10 à 12 jeunes après l’école pendant sept semaines chaque année.

Le chef Hubert Wysokinski enseigne le maniement du couteau dans la cuisine du CSC Davenport-Perth dans le cadre du programme GCC en 2016.

Les séances sont conçues pour inspirer la confiance, maintenir l’intérêt et leur enseigner la nutrition tout en améliorant leurs compétences en cuisine. Les impacts mesurés par les coordonnateurs du programme comprennent l’augmentation des connaissances en nutrition, un sentiment accru d’appartenance et une exposition plus grande à des modèles positifs. De plus, GCC ouvre des débouchés pour les participants : à l’issue des ateliers, les jeunes peuvent s’inscrire à la formation en hygiène alimentaire offerte sans frais par la santé publique de Toronto aux diplômés du programme. Le certificat en hygiène alimentaire aide les diplômés du programme à décrocher un emploi d’été ou à temps partiel. Près des trois quarts de tous les diplômés de GCC ont obtenu leur certificat.

Des participants à Guys Can Cook! assistant à un atelier d’éducation nutritionnelle étudient les étiquettes des produits au CSC Davenport-Perth en 2016.

#APPRENDRE ENTRE AMIS À PRÉPARER DES PLATS CUISINÉS À LA MAISON

Les pairs leaders qui ont déjà obtenu leur diplôme de GCC forment un nouvel élément du programme. Comme le dit José, le fait de voir ses pairs a fait une grande différence au début : « À ma première expérience, j’étais intimidé et nerveux, mais quand j’ai vu que mon ami était aussi inscrit au programme, je me suis senti plus à l’aise. »

Les jeunes précisent que le programme est un excellent endroit pour se faire de nouveaux amis et tisser des relations. Si le leadership des pairs et les possibilités de socialisation des jeunes ne sont que quelques aspects de l’orientation vers les jeunes de GCC, nous les considérons comme des succès clés qui abordent l’isolement social et le besoin de lieux et de programmes où les jeunes éprouvent un sentiment d’appartenance.

#MOBILISER LES JEUNES DIRECTEMENT AFIN DE TRANSFORMER LE PROGRAMME

« Au début, nous n’avions pas demandé aux jeunes comment ils souhaitaient que le contenu du programme leur soit présenté », dit Julia Fursova, coordonnatrice du projet GCC. « Par exemple, les préférences qu’ils pourraient avoir sur les plats qu’ils allaient apprendre à cuisiner. »

Les organisateurs de GCC ont parlé à leurs jeunes participants de la façon dont le programme devrait évoluer au moyen de discussions ouvertes et de grands tableaux de papier.

« Nous ne voulions pas que le sondage de rétroaction ressemble à un devoir ou à un examen », dit-elle.

Les échanges ont donné des résultats : un livre de cuisine inspiré par les jeunes dans lequel les chefs instructeurs pouvaient puiser, une liste de plats adaptés à la culture des participants, ce qui a stimulé la mobilisation dans le programme GCC.

Les méthodes d’enseignement ont également subi une cure de rajeunissement, en fonction des souhaits de ces jeunes hommes : plus de jeux et de compétition.

« Nous utilisons toutes sortes d’outils, de Jeopardy! à un bingo sur la nutrition pour comparer les étiquettes nutritionnelles, et à demander aux garçons d’apporter leurs menus favoris que nous étudierons ensemble », dit Cindy Lui, diététiste au programme GCC. « Les jeunes semblent absorber l’information tellement mieux de cette façon, et je suis en mesure de relier mes leçons de nutrition aux recettes que nous préparons ce jour-là. »

Pour les jeunes comme Jose, la possibilité d’accéder à un programme comme GCC par l’entremise du professionnel de soins primaires de son père a joué un rôle essentiel. En tant que diététiste du CSC, Cindy Lui l’a dirigé vers le programme après qu’une infirmière praticienne au CSC Four Villages l’ait dirigé vers elle.

Maintenant, Jose a un plat préféré à cuisiner, un plat que beaucoup d’adultes pourraient même trouver intimidant : la lasagne. Au-delà de son bien-être futur, cependant, le jeune de 8e année a acquis une nouvelle perspective sur la nutrition en général : « Quand nous ne cuisinons pas pendant le programme, nous parlons des aliments et de ce qu’ils font pour notre corps et des trucs comme ça », dit-il. « J’ai vraiment beaucoup appris. »

La chef Kelly Ptashnik du collège George Brown enseigne des habiletés culinaires dans le cadre du programme GCC à Access Alliance MHCS en 2015.

À Barrie, un conseil communautaire répond aux besoins du milieu grâce à des programmes qui remplissent leurs promesses

le Mercredi 21 Septembre 2016

Mary Helen Garvin, membre du conseil communautaire, à droite, assiste à un événement de reconnaissance des bénévoles du Centre de santé communautaire de Barrie.

Soucieux d’accorder la priorité aux personnes et aux communautés, les membres de l’ACSO mobilisent la clientèle à chaque étape de la planification, de l’élaboration et de l’évaluation des services et programmes de promotion de la santé et du bien-être. Pour ce faire, les membres de l’ACSO sont aussi régis par des représentants du milieu, ce qui les distingue des autres éléments du système de soins primaires de l’Ontario.

Mary Helen Garvin, membre du conseil du Centre de santé communautaire de Barrie (BCHC) siège au conseil du centre depuis deux ans sur un mandat de trois ans. Psychothérapeute retraitée, elle participe activement aux programmes et fait appel aux services du BCHC. Nous nous entretenons avec madame Garvin au sujet de son rôle en tant que membre du conseil communautaire du BCHC.

Q. Selon vous, en quoi un conseil communautaire se distingue-t-il d’un conseil essentiellement professionnel ou institutionnel?

R. Au-delà de la fierté du travail accompli, il y a celle du sentiment d’appartenance; ce conseil fait partie de ma communauté. L’organisme que soutient notre conseil sert des personnes qui comptent pour moi, et moi-même, à titre personnel. Alors mon intérêt envers la bonne gestion du centre est à la fois égoïste et altruiste. S’il veille à la saine gestion financière, un conseil communautaire est davantage axé sur le service que sur le profit.

Q. De quelle manière pensez-vous qu’un conseil régi par la communauté améliore les programmes du BCHC?

R. Les deux tiers des membres de notre conseil sont des personnes qui utilisent le centre; elles sont donc familiarisées avec son fonctionnement. Cela signifie aussi que nous sommes toujours en train de réfléchir à ce qui fonctionne bien, aux ajouts qui pourraient être nécessaires ou aux programmes qui ont particulièrement besoin de notre soutien à l’intérieur de l’organisme comme dans la collectivité. Le dernier tiers des membres du conseil se compose de gens actifs dans le milieu, qui en connaissent les besoins. Pour citer un exemple, il a le lien tissé entre le BCHC et l’École secondaire Innisdale. Ce programme, maintenant appelé Youth Health Connect (YHC) en est à sa troisième année et implique des visites hebdomadaires à l’école d’une équipe de promotion de la santé communautaire. Au cours des deux périodes de repas des élèves, l’équipe les sensibilise à une foule de questions dans un cadre informel et positif pour les jeunes. Fondé sur les déterminants sociaux de la santé, ce modèle de santé préventif offre des ressources et un accès aux professionnels dans des domaines comme le logement, la saine alimentation, la santé mentale et le bénévolat des jeunes, et dans d’autres domaines d’intérêt définis par les jeunes eux-mêmes. Ce programme est issu de notre conseil grâce à un membre du conseil qui était associé au système scolaire, et nous espérons l’étendre à d’autres écoles.

Q. De quelle manière vos expériences au centre en tant que patiente et en tant que participante aux programmes vous ont-elles guidée à la table du conseil?

R. En tissant des liens avec d’autres bénévoles et membres du personnel, ou en participant à certains programmes offerts, je suis en mesure d’approfondir mes connaissances du travail du centre. Cette connaissance contribue à ma capacité d’évaluer, de manière plus éclairée, ce qui se passe au centre, et les domaines où il pourrait y avoir des lacunes ou des besoins non comblés.

Q. Pourquoi pensez-vous les que les CSC sont bien placés pour promouvoir la participation aux programmes de promotion du bien-être? R. Je suis une inconditionnelle du modèle de fonctionnement des CSC! Je pense que nous sommes plus efficaces dans la promotion du bien-être à cause de l’approche holistique des soins de santé. Le personnel et les bénévoles offrent tout un éventail de services sous un même toit : physiothérapeutes, conseils en nutrition, travailleurs sociaux, psychiatre consultant, programmes d’exercice, gestion du diabète, ainsi que des médecins, des infirmières praticiennes, des infirmières, etc. Ainsi, les gens ont la possibilité de découvrir les programmes de mieux-être et de prévention de la maladie, en plus des traitements. Les membres du personnel consultent les autres services, pour éviter aux clients de devoir parcourir toute la ville et d’attendre longtemps pour obtenir une consultation ou un rapport. Par exemple, des programmes comme notre groupe de marche, un programme d’exercice gratuit encadré par un physiothérapeute, offrent des connaissances sur la prévention et les soins directement aux personnes dans notre bassin de population et lèvent les obstacles aux soins tout réduisant l’isolement social. C’est tout cela qui distingue le CSC de Barrie, et c’est pourquoi je suis fière d’être membre bénévole du conseil du Centre de santé communautaire de Barrie.

Au cours de la semaine santé communautaire et bien-être, le CSC de Barrie invite tout le monde à une démonstration de marche et de gymnastique au bord du lac, le lundi 26 septembre à 9 h 30. Le groupe se réunira au Spirit Catcher. Pour de plus amples renseignements sur d’autres événements qui auront lieu tout au long de la semaine au BCHC, consultez bchc.ca.  

 

If you build it, they will come and be well served in both official languages

le Vendredi 23 Septembre 2016

Our first client welcomed at our new site with Nurse Practitioner Nicole Ouellette (left) and Dr Julie Breton-Fortin (right).

West Nipissing Community Health Centre (CHC) is celebrating a major milestone – the grand opening of its new building in a former school. This bilingual centre is one of more than 20 AOHC members that provide French-language services to Franco-Ontarians across the province. West Nipissing CHC has been serving people and communities in Sturgeon Falls since 2010, but up until recently it was located in the community’s former hospital. Thanks to the funding from the Ministry of Health and Long-Term Care, the CHC now has a new site better suited to offer programs and services that meet community needs.   

In the lead up to Franco-Ontarian Day and Community Health and Wellbeing Week, we caught up with Guy Robichaud, Executive Director of West Nipissing CHC.

Congratulations to you and your community on the new building. Can you tell us more about the key features of the new space that will allow West Nipissing CHC to serve the community in new ways?

It’s a slightly larger, better managed space. In fact, we have roughly 800 square feet more than we used to have at the old location. The new one used to be a school. It was completely gutted and renovated based on our needs. What’s really good is that the primary care section of the building has been configured to allow us to serve more clients. We are also very happy to have a more efficient building. Everything is nice, bright and clean.

Are there any new facilities that help make the new site unique?

Yes! We have a community kitchen now. Our dietitian is working with the community health team to set up programs. Unfortunately, we saw a reduction of space for our health promotion programs, but we’re currently working with our Local Health Integration Network (LHIN) and building owner to convert the former school gym into a multi-purpose room to hold many of our programs.

What are you doing to tailor West Nipissing CHC’s programs and services to the needs of your community?

Every three years, we use a public consultation process to refresh our planning. This ensures we are in touch with community needs. For example, we recently launched the Good Food Box program as part of our poverty reduction strategy. That came straight out of the consultations that we led. We became aware that some families are not eating well and not necessarily going to the food bank, so that’s why we decided to start this new program. But that’s just one program among many others.

Now that we have a permanent location, it will make sense to invest time and resources into developing additional long-term programs. We are going to look into setting up a community garden. That’s really exciting for us. We have the old age home right next door, and a few schools nearby, so we want to build community synergy around this project. It is going to take some time, planning and funding, naturally. But at least now we have a building and a space to act as a base.

We know Franco-Ontarians continue to face barriers to health in our province. How do you ensure this population receives adequate services at your centre?

In West Nipissing, over 60 per cent of people are Francophone, so it is one of our priority populations. We are a bilingual centre, and most of our staff speak French. Only two out of more than 20 employees at the centre are primarily English-speaking. So serving French-speaking populations is not an issue for us. In terms of health promotion programs, we run them in parallel – an English session and a French session. If we don’t have enough numbers to do that, we combine the two and go between languages to make it work.

** On September 26, West Nipissing will celebrate its grand opening of the new CHC site. For more details, please go to their Facebook page. (https://www.facebook.com/events/585361938332150/

Construisez-le, ils viendront et ils seront bien servis dans les deux langues officielles

le Vendredi 23 Septembre 2016

La première cliente accueillie au nouvel édifice avec Nicole Ouellette, infirmière praticienne (gauche), et Dre Julie Breton-Fortin (droite).

Le Centre de santé communautaire (CSC) de Nipissing Ouest célèbre un jalon important : l’inauguration de son nouvel édifice dans une ancienne école. Ce centre bilingue est l’un parmi une vingtaine de centres membres de l’ACSO qui offrent des services en français aux Franco-Ontariens de toute la province. Le CSC de Nipissing Ouest sert les personnes et les communautés de Sturgeon Falls depuis 2010, mais jusqu’à récemment, il était situé dans l’ancien hôpital local. Grâce au soutien financier du Ministère de la Santé et des Soins de longue durée, le CSC dispose maintenant de nouveaux locaux mieux adaptés à la prestation de services et de programmes qui répondent aux besoins de la communauté. 

À la veille de la Journée des Franco-Ontariens et de la semaine santé communautaire et bien-être, nous nous entretenons avec Guy Robichaud, directeur général du CSC de Nipissing Ouest.

Félicitations à vous et à votre communauté pour ces nouveaux locaux! Pouvez-vous nous dire plus sur les principales caractéristiques du nouvel espace qui permettront au CSC de Nipissing Ouest de servir la communauté par de nouveaux moyens?

L’espace est un peu plus grand, et mieux aménagé. En fait, nous disposons de 800 pieds carrés de plus que ce que nous avions auparavant. Le nouvel emplacement est une ancienne école. L’intérieur a été entièrement démoli et rénové en fonction de nos besoins. Ce qui est vraiment bien, c’est que l'aile des soins primaires a été configurée pour nous permettre de servir un plus grand nombre de clients. Nous sommes également très heureux d’avoir un bâtiment plus efficace. Tout est agréable, lumineux et propre.

Y a-t-il de nouvelles commodités qui contribuent à rendre le nouveau site unique en son genre?

Oui! Nous avons maintenant une cuisine communautaire. Notre diététiste collabore avec l’équipe de santé communautaire pour mettre en place des programmes. Malheureusement, nous avons subi une réduction de l’espace alloué à nos programmes de promotion de la santé, mais nous travaillons en ce moment avec notre Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) et le propriétaire de l’immeuble pour convertir l’ancien gymnase en une salle polyvalente qui accueillerait plusieurs de nos programmes.

Que faites-vous pour adapter les programmes et les services du CSC de Nipissing Ouest aux besoins de votre communauté?

Tous les trois ans, nous avons recours à un processus de consultation publique pour actualiser notre planification. Cela nous permet de prendre le pouls de la communauté. Par exemple, nous avons récemment lancé le programme de la boîte verte dans le cadre de notre stratégie de réduction de la pauvreté. Cette initiative émane directement des consultations que nous avons menées. Nous avons pris conscience du fait que certaines familles ne mangent pas bien et ne vont pas nécessairement à la banque alimentaire, voilà pourquoi nous avons décidé de lancer ce nouveau programme. Mais ce n’est qu’un programme parmi bien d’autres.

Maintenant que nous avons un emplacement permanent, il sera logique d’investir temps et ressources dans le développement d’autres programmes à long terme. Nous allons étudier la possibilité d’aménager un jardin communautaire. Nous sommes très enthousiastes à cette idée. Il y a un foyer de personnes âgées juste à côté, et quelques écoles à proximité, alors nous aimerions bâtir une synergie communautaire autour de ce projet. Cela prendra un certain temps, de la planification et du financement, bien entendu. Mais au moins, nous avons maintenant un bâtiment et un espace qui nous servent de quartier général.

Nous savons que les Franco-Ontariens continuent de se heurter à des obstacles à la santé dans notre province. Comment vous assurez-vous que cette population reçoit des services adéquats à votre centre?

Dans Nipissing Ouest, plus de 60 pour cent de la population est francophone, c’est donc une de nos populations prioritaires. Nous sommes un centre bilingue, et la plupart de nos employés parlent français. Sur une vingtaine d’employés au centre, seuls deux sont surtout anglophones. Par conséquent, servir des populations francophones ne présente pas de problème chez nous. En ce qui concerne les programmes de promotion de la santé, nous les organisons en parallèle – une séance en anglais et une en français. S’il n’y a pas assez de participants, nous combinons les deux groupes et nous alternons entre les deux langues pendant la séance.

** Le 26 septembre, Nipissing Ouest célébrera l’ouverture du nouvel édifice du CSC. Pour de plus amples renseignements, visitez sa page Facebook. (https://www.facebook.com/events/585361938332150/)

Un carrefour de centres de santé communautaire gérés par la communauté, pour la communauté

le Mercredi 14 Septembre 2016

Le groupe de soutien à l’allaitement maternel de KCHC, mis sur pied et géré par de nouvelles mamans, se réunit pour sa célébration estivale dans un parc de Kingston.

Jason Rehel, réviseur, journaliste et rédacteur : narration de l’ACSO

Dans le discours du Trône du 12 septembre, la première ministre Wynne a réitéré l’engagement de son gouvernement envers les carrefours communautaires, affirmant qu’ils « facilit[e]nt l’accès aux programmes sociaux, éducatifs, culturels, récréatifs et de santé ainsi qu’aux services qui enrichissent la vie communautaire. » Or, créer un carrefour, et faire en sorte qu’il serve la communauté de la manière la plus efficace possible, n’est pas une mince tâche. Comment les collectivités ontariennes peuvent-elles être plus nombreuses à y arriver?

Kingston Community Health Centres (KCHC) est un meneur qui montre la voie. Son établissement situé au 263, avenue Weller, baptisé le « Carrefour », qui a ouvert ses portes en 2014, est aujourd’hui une ruche bourdonnante de soins interprofessionnels, de services sociaux et de programmes axés sur la collectivité. Une centaine de réfugiés syriens bénéficient désormais de services de logement, d’immigration, d’éducation et de soutien parental logés sous le même toit que les soins de santé primaires. Parmi les nouveaux programmes centrés sur les usagers, citons un groupe de soutien à l’allaitement maternel. Pour les personnes qui font face à de multiples contraintes, le Carrefour offre un soutien intégré et transparent.

#HISTORIQUE DU CARREFOUR

La vision du Carrefour est née en 2012 quand il est devenu manifeste que KCHC, et ses sept points d’accès, devaient améliorer la prestation de ses nombreux services : les soins dentaires, les programmes qui aident les familles à faible revenu à élever des enfants en bonne santé, l’aide aux jeunes issus de communautés défavorisées à obtenir leur diplôme d’études secondaires, les programmes d’installation des nouveaux immigrants et des réfugiés, ainsi qu’une foule de programmes régionaux qui facilitent l’accès aux services pour toutes les personnes qui se heurtent à des obstacles à l’atteinte d’une bonne santé.  

« Nous sommes l’organisme vers lequel la communauté se tourne chaque fois qu’il se présente des problèmes ou des défis sociaux », affirme Hersh Sehdev, directeur général des centres de santé communautaire de Kingston. « Mais quand nos programmes étaient dispersés dans plusieurs sites, nous étions inquiets de ne pas pouvoir répondre adéquatement aux besoins des personnes déjà confrontées à des obstacles. Nous avons donc décidé d’aménager un endroit où les gens pourraient se sentir chez eux. » Le plan visait à regrouper tous les programmes sous un même toit, et à élaborer des stratégies pour fournir un accès intégré à guichet unique aux familles ayant des ressources limitées.

#LE RÔLE DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE

C’est le conseil d’administration de KCHC, composé de membres de la communauté engagés de longue date dans le militantisme à la base, dans les enjeux d’éducation, de santé et d’immigration, qui en a supervisé la création.

« Un conseil communautaire fait en sorte que le bilan financier serve la communauté, plutôt que l’inverse », croit Jim Brown, membre du conseil d’administration depuis 2011. « C’est l’état d’esprit, l’état de cœur de toutes les personnes assises autour de la table. Il ne s’agit pas de faire concurrence à d’autres organisations, ou de laisser quoi que ce soit entraver une réflexion claire au sujet de notre communauté. »

De cette réflexion claire du conseil d’administration est issu le maintien des centres du centre-ville et en milieu rural de KCHC, du Centre de santé Street (SHC) et du CSC de la région de Napanee (NACHC), dans les endroits les mieux adaptés à ces communautés. Les centres SHC et NACHC ont maintenant de nouveaux locaux eux aussi. Mais c’est dans le nord de la ville que KCHC a décidé de construire le Carrefour. Quand le moment est venu d’impliquer le gouvernement municipal, le CA du centre a pris l’initiative, précise Hersh Sehdev. Les liens étroits et les relations des membres du conseil d’administration avec la communauté leur ont permis de démontrer la valeur que le Carrefour recélerait pour Kingston dans son ensemble. Maintenant que le Carrefour fonctionne, le conseil d’administration de KCHC veille à ce que les services et programmes offerts ciblent les facteurs les plus importants qui influencent la santé dans la communauté. Cette approche est étayée par les recherches qui soutiennent la gouvernance communautaire comme un facteur clé menant à une offre plus large de services mieux adaptés en fonction des besoins précis d’une communauté donnée.

#À QUOI RESSEMBLE UN ENDROIT OÙ LES GENS SE SENTENT CHEZ EUX ?

Hersh Sehdev se souvient d’une jeune femme qui sortait des services aux immigrants, peu après l’ouverture du Carrefour. Elle a posé des questions sur des photos qu’elle a aperçues sur un mur, et il s’est avéré qu’il s’agissait du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, qui s’adresse aux parents désireux d'en apprendre davantage sur les programmes destinés aux enfants et sur leur éducation. « Tout l’objectif de la création du Carrefour – sa conception, sa construction, avec la communauté et les personnes en son cœur, consiste à promouvoir l’accès sans entrave aux programmes et à donner à la population la maîtrise et le choix de ses propres soins », poursuit Hersh Sehdev.

Même la conception physique du Carrefour des KCHC reflète l’approche centrée sur la communauté : son aire d’accueil centrale donne sur des aires distinctes réservées aux soins primaires, aux nouveaux arrivants et à divers autres services sociaux. Un café communautaire, véritable carrefour à l’intérieur du Carrefour, permet aux usagers de se familiariser avec la cuisine et la culture, et les nouveaux arrivants au pays y jouent maintenant un rôle de premier plan.

« Dorénavant, la communauté immigrante gère ce programme. C’est devenu un lieu où les gens peuvent pratiquer leur anglais et échanger des idées au sujet de la cuisine », d’ajouter Hersh Sehdev.

#UN RÉSEAU DE CARREFOURS EN ONTARIO

KCHC est l’un des 108 organismes de soins primaires communautairesde la province, dont beaucoup servent de carrefours communautaires, qui placent les personnes et les communautés au centre de la gouvernance, tout comme de l’élaboration des services et des programmes.

« Parce qu’ils sont enracinés dans la communauté et dirigés par des membres de la communauté, les organismes communautaires de soins primaires de l’Ontario finissent souvent, au fil du temps, par créer et gérer des carrefours », explique Leah Stephenson, directrice des projets spéciaux de l’Association des centres de santé de l’Ontario. « Les carrefours régis par la communauté comme ceux administrés par KCHC améliorent la vitalité communautaire et le sentiment d’appartenance des gens, parce qu’ils sont axés sur la communauté, et qu’ils entreprennent de tisser des liens entre le bien-être de chaque personne et le bien-être plus général de la communauté dans son ensemble. Ces retombées remarquables ne sont qu’un aperçu de ce qu’il est possible de réaliser aux quatre coins de la province lorsque les prestataires de soins de santé régis par la communauté décident d’accorder la priorité aux personnes et aux communautés. »

Du 26 septembre au 1er octobre, 108 centres membres de l’ACSO dans la province célébreront la semaine santé communautaire et bien-être. Cette année, des événements spéciaux démontreront comment les prestataires de soins accordent la priorité aux personnes et aux communautés dans la prestation des services et des programmes. Dans le cadre des préparatifs de la semaine, les centres de l’ACSO partagent les principes et les pratiques qu’ils appliquent tous les jours pour ce faire.