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Les centres de santé de l’Ontario votent à l’unanimité en faveur de la création de services d’injection supervisée dans la province

RICHMOND HILL (ONTARIO), le 8 juin 2016 – Devant l’épidémie croissante de surdoses dans les collectivités de la province, les membres de l’Association des centres de santé de l’Ontario ont voté à l’unanimité lors de leur assemblée générale annuelle, le 7 juin, pour l’adoption d’une résolution à l’appui des services d’injection supervisée (SIS), demandant à tous les paliers de gouvernement de contribuer aux efforts pour étendre les services de réduction des méfaits.

« Cette résolution touche nos droits comme citoyens canadiens d’avoir le choix de promouvoir et de protéger les droits individuels à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, ainsi que la santé et la sécurité du public en général », a déclaré David Gibson, directeur général du Centre de santé communautaire (CSC) Côte-de-Sable à Ottawa, qui a proposé l’adoption de la résolution.

« La toxicomanie grave n’est pas un choix moral; c’est une maladie qui nie essentiellement la notion de “choix” », a-t-il poursuivi, citant la juge en chef Beverley McLachlin en 2011. « Cette résolution exprime notre courage collectif d’agir, notre courage collectif de parler et notre engagement à offrir de l’espoir et une nouvelle chance à la population de l’Ontario. »

« "Dites non, tout simplement"n’est plus à la hauteur non plus, a conclu David Gibson. Pas quand des vies sont en jeu. »

Lynne Raskin, directrice générale du CSC South Riverdale à Toronto, a fait écho aux commentaires de David Gibson tout en appuyant la motion : « Nous parlons ici d’une occasion d’influencer la santé et la vie de personnes qui sont nos mères, nos pères, nos sœurs, nos frères, nos enfants, nos voisins et nos collègues. » Elle a énuméré les nombreux avantages des SIS, notamment la réduction du nombre de décès par surdose, une meilleure utilisation des services de désintoxication et la réduction des coûts et de l’impact sur la communauté avoisinante.

« Le conseil d’administration et le personnel du CSC de South Riverdale appuient cette résolution, a-t-elle conclu, parce que des vies qui risquent d’être perdues en dépendent. »

La discussion plus vaste sur le SIS et sur les moyens d’appliquer des changements de politique stratégique en Ontario se poursuit aujourd’hui, 8 juin, date du congrès annuel de l’ACSO, avec la remise du prix du Champion de la santé communautaire au Dr David McKeown, médecin hygiéniste de la Ville de Toronto. Ce prix est remis lors d’une table ronde sur la réduction des méfaits et des SIS, dont le Dr McKeown s’est fait l’ardent défenseur dans la RGT. En plus de David McKeown et de Lynne Raskin, le groupe se compose de :

  • Marc-André Hermanstyne, membre du CA de Queen West, le Centre de santé communautaire du centre-ville de Toronto, et créateur de programmes de réduction des méfaits pour les communautés noires;
  • Rob Boyd, directeur du programme Oasis au Centre de santé communautaire Côte-de-Sable à Ottawa;
  • Raffi Balian, fondateur et coordonnateur du programme COUNTERfit de réduction des méfaits à Toronto. M. Balian s’identifie comme une personne qui injecte des drogues.

Texte intégral de la résolution de l’ACSO et de ses membres sur les SIS : 
« IL EST RÉSOLU que l’ACSO et ses membres demandent à la première ministre, au ministre de la Santé et des Soins de longue durée, et aux chefs de l’opposition provinciale de l’Ontario, ainsi qu’au premier ministre du Canada, aux chefs de l’opposition fédérale et aux maires des municipalités de l’Ontario, de reconnaître et d’appuyer publiquement les services de santé basés sur des données probantes appelés SIS et d’appuyer l’ouverture de ces services à tous les endroits de la province de l’Ontario qui peuvent en démontrer la nécessité conformément à la décision de la Cour suprême. »

Contexte : Un service d’injection supervisée (SIS) est un service de santé qui fournit un endroit sécuritaire et hygiénique où les gens peuvent s’injecter une dose de drogue préobtenue sous la supervision d’un personnel qualifié. Au Canada, cette surveillance est assurée par du personnel infirmier. Le premier SIS a ouvert ses portes il y a 30 ans en Suisse, et il existe maintenant 90 un peu partout dans le monde. En Ontario, les centres de santé communautaires à Ottawa et à Toronto travaillent à la mise en œuvre de SIS, et les évaluations des besoins sont en cours à London et à Thunder Bay. Des études examinées par un comité de rédaction au Canada et dans le monde ont établi que les programmes de SIS : réduisent le nombre de décès par surdose, augmentent le taux d’utilisation des services de désintoxication et de lutte contre la toxicomanie, et contribuent à rendre les communautés plus sécuritaires.

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 COORDONNÉES :

Pour fixer une entrevue avec David Gibson, Lynne Raskin ou des experts du panel SIS, s’adresser à :

Jason Rehel
416-817-9518
jason.rehel@aohc.org