Un carrefour de centres de santé communautaire gérés par la communauté, pour la communauté

le Mercredi 14 Septembre 2016

Le groupe de soutien à l’allaitement maternel de KCHC, mis sur pied et géré par de nouvelles mamans, se réunit pour sa célébration estivale dans un parc de Kingston.

Jason Rehel, réviseur, journaliste et rédacteur : narration de l’ACSO

Dans le discours du Trône du 12 septembre, la première ministre Wynne a réitéré l’engagement de son gouvernement envers les carrefours communautaires, affirmant qu’ils « facilit[e]nt l’accès aux programmes sociaux, éducatifs, culturels, récréatifs et de santé ainsi qu’aux services qui enrichissent la vie communautaire. » Or, créer un carrefour, et faire en sorte qu’il serve la communauté de la manière la plus efficace possible, n’est pas une mince tâche. Comment les collectivités ontariennes peuvent-elles être plus nombreuses à y arriver?

Kingston Community Health Centres (KCHC) est un meneur qui montre la voie. Son établissement situé au 263, avenue Weller, baptisé le « Carrefour », qui a ouvert ses portes en 2014, est aujourd’hui une ruche bourdonnante de soins interprofessionnels, de services sociaux et de programmes axés sur la collectivité. Une centaine de réfugiés syriens bénéficient désormais de services de logement, d’immigration, d’éducation et de soutien parental logés sous le même toit que les soins de santé primaires. Parmi les nouveaux programmes centrés sur les usagers, citons un groupe de soutien à l’allaitement maternel. Pour les personnes qui font face à de multiples contraintes, le Carrefour offre un soutien intégré et transparent.

#HISTORIQUE DU CARREFOUR

La vision du Carrefour est née en 2012 quand il est devenu manifeste que KCHC, et ses sept points d’accès, devaient améliorer la prestation de ses nombreux services : les soins dentaires, les programmes qui aident les familles à faible revenu à élever des enfants en bonne santé, l’aide aux jeunes issus de communautés défavorisées à obtenir leur diplôme d’études secondaires, les programmes d’installation des nouveaux immigrants et des réfugiés, ainsi qu’une foule de programmes régionaux qui facilitent l’accès aux services pour toutes les personnes qui se heurtent à des obstacles à l’atteinte d’une bonne santé.  

« Nous sommes l’organisme vers lequel la communauté se tourne chaque fois qu’il se présente des problèmes ou des défis sociaux », affirme Hersh Sehdev, directeur général des centres de santé communautaire de Kingston. « Mais quand nos programmes étaient dispersés dans plusieurs sites, nous étions inquiets de ne pas pouvoir répondre adéquatement aux besoins des personnes déjà confrontées à des obstacles. Nous avons donc décidé d’aménager un endroit où les gens pourraient se sentir chez eux. » Le plan visait à regrouper tous les programmes sous un même toit, et à élaborer des stratégies pour fournir un accès intégré à guichet unique aux familles ayant des ressources limitées.

#LE RÔLE DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE

C’est le conseil d’administration de KCHC, composé de membres de la communauté engagés de longue date dans le militantisme à la base, dans les enjeux d’éducation, de santé et d’immigration, qui en a supervisé la création.

« Un conseil communautaire fait en sorte que le bilan financier serve la communauté, plutôt que l’inverse », croit Jim Brown, membre du conseil d’administration depuis 2011. « C’est l’état d’esprit, l’état de cœur de toutes les personnes assises autour de la table. Il ne s’agit pas de faire concurrence à d’autres organisations, ou de laisser quoi que ce soit entraver une réflexion claire au sujet de notre communauté. »

De cette réflexion claire du conseil d’administration est issu le maintien des centres du centre-ville et en milieu rural de KCHC, du Centre de santé Street (SHC) et du CSC de la région de Napanee (NACHC), dans les endroits les mieux adaptés à ces communautés. Les centres SHC et NACHC ont maintenant de nouveaux locaux eux aussi. Mais c’est dans le nord de la ville que KCHC a décidé de construire le Carrefour. Quand le moment est venu d’impliquer le gouvernement municipal, le CA du centre a pris l’initiative, précise Hersh Sehdev. Les liens étroits et les relations des membres du conseil d’administration avec la communauté leur ont permis de démontrer la valeur que le Carrefour recélerait pour Kingston dans son ensemble. Maintenant que le Carrefour fonctionne, le conseil d’administration de KCHC veille à ce que les services et programmes offerts ciblent les facteurs les plus importants qui influencent la santé dans la communauté. Cette approche est étayée par les recherches qui soutiennent la gouvernance communautaire comme un facteur clé menant à une offre plus large de services mieux adaptés en fonction des besoins précis d’une communauté donnée.

#À QUOI RESSEMBLE UN ENDROIT OÙ LES GENS SE SENTENT CHEZ EUX ?

Hersh Sehdev se souvient d’une jeune femme qui sortait des services aux immigrants, peu après l’ouverture du Carrefour. Elle a posé des questions sur des photos qu’elle a aperçues sur un mur, et il s’est avéré qu’il s’agissait du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, qui s’adresse aux parents désireux d'en apprendre davantage sur les programmes destinés aux enfants et sur leur éducation. « Tout l’objectif de la création du Carrefour – sa conception, sa construction, avec la communauté et les personnes en son cœur, consiste à promouvoir l’accès sans entrave aux programmes et à donner à la population la maîtrise et le choix de ses propres soins », poursuit Hersh Sehdev.

Même la conception physique du Carrefour des KCHC reflète l’approche centrée sur la communauté : son aire d’accueil centrale donne sur des aires distinctes réservées aux soins primaires, aux nouveaux arrivants et à divers autres services sociaux. Un café communautaire, véritable carrefour à l’intérieur du Carrefour, permet aux usagers de se familiariser avec la cuisine et la culture, et les nouveaux arrivants au pays y jouent maintenant un rôle de premier plan.

« Dorénavant, la communauté immigrante gère ce programme. C’est devenu un lieu où les gens peuvent pratiquer leur anglais et échanger des idées au sujet de la cuisine », d’ajouter Hersh Sehdev.

#UN RÉSEAU DE CARREFOURS EN ONTARIO

KCHC est l’un des 108 organismes de soins primaires communautairesde la province, dont beaucoup servent de carrefours communautaires, qui placent les personnes et les communautés au centre de la gouvernance, tout comme de l’élaboration des services et des programmes.

« Parce qu’ils sont enracinés dans la communauté et dirigés par des membres de la communauté, les organismes communautaires de soins primaires de l’Ontario finissent souvent, au fil du temps, par créer et gérer des carrefours », explique Leah Stephenson, directrice des projets spéciaux de l’Association des centres de santé de l’Ontario. « Les carrefours régis par la communauté comme ceux administrés par KCHC améliorent la vitalité communautaire et le sentiment d’appartenance des gens, parce qu’ils sont axés sur la communauté, et qu’ils entreprennent de tisser des liens entre le bien-être de chaque personne et le bien-être plus général de la communauté dans son ensemble. Ces retombées remarquables ne sont qu’un aperçu de ce qu’il est possible de réaliser aux quatre coins de la province lorsque les prestataires de soins de santé régis par la communauté décident d’accorder la priorité aux personnes et aux communautés. »

Du 26 septembre au 1er octobre, 108 centres membres de l’ACSO dans la province célébreront la semaine santé communautaire et bien-être. Cette année, des événements spéciaux démontreront comment les prestataires de soins accordent la priorité aux personnes et aux communautés dans la prestation des services et des programmes. Dans le cadre des préparatifs de la semaine, les centres de l’ACSO partagent les principes et les pratiques qu’ils appliquent tous les jours pour ce faire.

A Community Health Centre hub run by the community, for the community

le Mercredi 14 Septembre 2016

KCHC’s breastfeeding peer support group, started and run by new moms, meets for their summer celebration in a Kingston park.

by Jason Rehel, AOHC story producer and editor

In the speech from the throne on September 12, Premier Wynne reiterated her government’s commitment to community hubs, affirming they make it “easier to access health, social, education, cultural and recreational programs and services that nurture community life.” But creating hubs, and making sure they serve the community in the most effective way, is no easy matter. How can more Ontario communities get there?

Kingston Community Health Centres (KCHC) is a leader showing the way. Its 263 Weller Avenue location, a.k.a. the “Hub,” which opened in 2014, is now a busy hive of interprofessional care, social services, and community-driven programs. Now, nearly 100 Syrian refugees are being provided with housing, immigrant, education and parenting services under the same roof as primary health care. New user-driven programs include a breastfeeding peer support group. For people coping with multiple stresses, the Hub provides seamless wraparound support.

#HISTORY OF THE HUB

The vision for the Hub began in 2012 when it became clear that KCHC, and its seven access points, needed to improve the delivery of its many different services: dental care, programs that help low-income families raise healthy children, assistance for youth from deprived communities to complete high school successfully, settlement programs for new immigrants and refugees, as well as a variety of regional programs that promote better access for anyone facing barriers to good health.  

“We are the go-to organization whenever there are issues or social challenges in the community,” says Hersh Sehdev, executive director of Kingston Community Health Centres. “But back when our programs were spread across so many sites, we became concerned that we were not properly serving the needs of people already facing barriers. So we set out to build a ‘people place.’ ” The plan: put all programs under one roof, and develop strategies to provide integrated one-stop access to families with limited resources.

#THE COMMUNITY BOARD’S ROLE

Driving the development was KCHC’s board, comprised of community members with longstanding involvement in grassroots activism, across education, health and immigration issues.

“A community board makes the bottom line serve the community, rather than the other way around,” says Jim Brown, who’s served as a director on the board since 2011. “That’s the mindset, that’s the heart-setof everybodyat the table. It’s not about competing with other organizations, or letting anything get in the way of clear thinking about your community.”

Part of the board’s clear thinking was that KCHC should maintain its downtown and rural sites, Street Health Centre (SHC) and Napanee Area CHC (NACHC), in the preferred locations suitable to those communities. Both the SHC and NACHC sites are now in new buildings as well. But in the city’s north end, KCHC decided to build the Hub. When it came time to get the municipal government involved, it was the centres’ board that stepped up, Sehdev notes. Board members’ close ties and relationships in the community enabled them to demonstrate the value the Hub would hold for Kingston overall. Now that the Hub is up and running, KCHC’s board works to ensure that the services and programs offered address the most important factors affecting health in the community. This approach is backed up by research that supports community governance as a key factor that leads to a broader range of services, which are better oriented to a community’s specific needs.

#WHAT A REAL ‘PEOPLE PLACE’ LOOKS LIKE

Sehdev recalls a young woman coming out of immigrant services, shortly after the Hub opened. She asked about some pictures she saw on the wall, and it turned out the program she was asking about, Better Beginnings, was for parents to learn more about children’s programs and education. “The whole goal of creating the Hub – its design, how it was built, with the community and people at its centre, was to promote access across program boundaries, and to give people control and choice over their own care,” Sehdev says.

The KCHC hub’s physical design further reflects community-centredness: its central meeting area hives off into separate areas for primary care, newcomer, and various other social services. A community café acts as a hub within the Hub, a place where people learn about food and culture, and where newcomers to Canada now play a leading role.

“The immigrant community runs this program now. It’s become a place where people can practise their English and share their food ideas,” Sehdev adds.

#A NETWORK OF HUBS ACROSS ONTARIO

KCHC is one of 108 community-governed primary health care organizations across Ontario, many of which serve as community hubs, who put people and communities at the centre of governance, as well as services and program development.

“Because they are rooted in the community and are run by community members, Ontario’s community-governed primary health care organizations often evolve over time to create and run hubs,” says Leah Stephenson, director of special projects for the Association of Ontario Health Centres. “Community-governed hubs like those operated by KCHC enhance community vitality and people’s sense of belonging, because they’re community-centred, and they set out to build the pathways that link the wellbeing of every person with the wider wellbeing of the community as a whole. These incredible impacts are a glimpse of what is possible across Ontario when community-governed health providers very intentionally put people and communities first.”

Between September 26 and October 1, 108 AOHC member centres across Ontario will celebrate Community Health and Wellbeing Week. This year, special events will showcase how health providers put people and communities first in the delivery of services and programs. In the lead-up to Community Health and Wellbeing Week, AOHC centres are sharing principles and practices they apply every day to do this.

Joignez-vous à notre appel en ligne au ministre Hoskins : Passons de Priorité aux patients à Priorité aux personnes et aux communautés!

le Vendredi 9 Septembre 2016
Community Health and Wellbeing Week

Quand la population participe à la prise de décisions au sujet des services de leur communauté reçoit, les résultats s’améliorent.

par Adrianna Tetley, chef de la direction de l’Association des centres de santé de l’Ontario

Bienvenue au nouveau blogue de l’Association des centres de santé de l’Ontario : « Le changement transformateur en action ». Nous commençons par demander : pourquoi le débat public sur le système de santé de l’Ontario est-il tellement concentré sur les médecins et combien ils sont payés pour fournir des services aux patients? Si vous pensez vous aussi qu’il faut changer la conversation, joignez-vous à notre blitz provincial dans les médias sociaux en faveur du changement.

Voici ce qui nous préoccupe : le mois dernier, les nouvelles étaient saturées de commentaires sur le fait que le gouvernement provincial et l’Association médicale de l’Ontario ne sont toujours pas parvenus à une entente sur la rémunération des médecins.

Notre association espère certainement cette impasse se résoudra bientôt. Les médecins sont un élément absolument essentiel de notre système de santé; plus de 400 médecins salariés travaillent dans les 108 centres membres de l’ACSO. Sans m’exprimer en leur nom, je suis persuadée qu’il y a des priorités bien plus importantes que la rémunération des médecins.

#Guérir notre culture toxique

Pour commencer, notre priorité doit être de garder la population en bonne santé – prévenir les maladies évitables et les visites évitables aux bureaux des médecins, dans les salles d’urgence et les lits d’hôpitaux. Pour mieux faire dans le domaine de la prévention des maladies,  nous devons nous attaquer à ce que Gabor Maté et d’autres appellent notre « culture toxique ».

La culture toxique est une maladie sociétale qui se manifeste sous de nombreux aspects nuisibles à la santé. Beaucoup trop de gens ont des problèmes de santé parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de s’alimenter sainement ou d’avoir un logement salubre. Beaucoup trop de gens souffrent de maladies liées au stress parce qu’ils sont victimes de racisme ou d’autres formes d’exclusion sociale. Dans les régions rurales ou éloignées, et surtout dans les communautés autochtones, des milliers de personnes ne peuvent pas avoir accès à l’eau potable ou aux services les plus élémentaires de promotion de la santé et de prévention.

Les recherches montrent que 50 pour cent des résultats pour la santé de la population au Canada sont déclenchés par ces facteurs sociétaux toxiques. Donc encore une fois, je pose la question : pourquoi sommes-nous toujours en train de parler de ce qui se passe dans les cabinets des médecins et de la rémunération des médecins pour leurs services? Je pose la même question à propos des hôpitaux. Oui, les médecins et les hôpitaux jouent un rôle très important pour traiter les gens quand ils sont malades. Mais nous devons prévenir davantage, afin de traiter moins. Nous devons créer une culture de la santé et du bien-être qui empêche les maladies et les blessures évitables, une culture qui favorise le meilleur état de santé possible pour tout le monde, peu importe qui ils sont et où ils vivent, une culture que la première ministre Wynne a confié à ses collègues du Cabinet le mandat  d’offrir, mais qui ne s’est pas encore manifestée.

#Changer l’accent

Pour concrétiser cette vision, les gouvernements fédéral, provinciaux, régionaux et municipaux doivent éliminer la compartimentation et appliquer une approche axée sur la santé dans toutes les politiques. Et notre système de santé doit montrer la voie en appliquant des principes et pratiques centrés sur les personnes et les communautés qui répondent aux réalités toxiques nuisant à la santé des gens, que ce soit la pauvreté, la discrimination ou d’autres types de contraintes sociales, économiques ou environnementales.

Une approche centrée sur les personnes et les communautés signifie également rejeter la notion que les gens sont des individus isolés qu’il faut traiter comme des bénéficiaires de soins passifs et patients. Au contraire, ils ont besoin de participer activement à la prise de décisions au sujet du genre de services que leur communauté doit recevoir, et sur le mode de prestation de ces services. Les recherches montrent que lorsque c’est le cas, les résultats s’améliorent.

#Recadrer le débat et la prise de décisions

Ce changement semble ardu. Comment pouvons-nous y arriver? Le ministre Hoskins peut faire un pas important en recadrant tout simplement la conversation.

Un exemple en est son initiative « Priorité aux patients » et le projet de loi omnibus qui la soutient. Dans nos prochains blogues, nous vous présenterons les points positifs et les points négatifs de ce projet de loi, qui est maintenant à l’étude à Queen’s Park. Mais nous tenons tout d’abord à insister sur le fait que l’emploi du mot « patients » implique une attention continue sur les médecins et les hôpitaux, et que cette orientation ne produira pas la culture de la santé et du bien-être dont nous avons vraiment besoin. Nous proposons plutôt au ministre Hoskins de recadrer la transformation du système de santé autour du thème « Priorité aux personnes et aux communautés ».

Êtes-vous d’accord avec cette première étape? Ensuite, nous vous invitons à participer à notre appel en ligne en utilisant une application de médias sociaux appelée Thunderclap. Cet outil vous permet d’utiliser la plateforme de votre choix (Facebook, Twitter ou Tumblr) pour envoyer un message déterminé au ministre Hoskins.

Notre intention est que notre message « Priorité aux personnes et aux communautés » profite d’une large diffusion à l’occasion du lancement de la semaine santé communautaire et bien-être de notre association (du 26 septembre au 1er octobre).

À la veille et tout au long de la semaine, consultez ce blogue pour y découvrir des histoires sur la manière dont les centres de santé des quatre coins de la province appliquent déjà des pratiques qui accordent la priorité aux personnes et aux communautés.

  • Nous montrerons comment nos centres membres élaborent des services et des programmes qui s’attaquent à la « culture toxique » de l’Ontario.
  • Nous exposerons les avantages des centres de santé régis par la communauté, pour la communauté.
  • Nous démontrerons aussi l’importance du rôle que jouent les prestataires pour faire en sorte que les gens qu’ils servent sont actifs et non passifs et patients, et qu’ils participent à la prise de décisions sur la manière d’améliorer leur état de santé et leur système de santé.

Merci de vous joindre à la conversation alors que nous faisons la transition vers la Priorité aux personnes et aux communautés.

AOHC supports the fight for $15 and Fairness

Date: 
le Jeudi 17 Décembre 2015

Over 100 people from AOHC members centres were part of the 800 health care workers across the province that signed a statement calling for changes in the laws that regulate employment.  They are asking that all full time workers have at least seven paid sick days each year. At a Queen’s Park press conference on November 5th organized by AOHC, the statement was unveiled and Axelle Janzur, Executive Director of Access Alliance spoke about the ways that bad jobs are affecting people’s health. Later the petition was also personally presented to Minister Hoskins.

On November 19th representatives from Toronto CHCs joined other healthcare providers in public education actions. 

See the full Storify below: 

[<a href="//storify.com/AtkinsonCF/15andfairness-a-monthlong-snapshot-int0-a-growing-" target="_blank">View the story "No one wants to be sick, but everyone should be allowed to be" on Storify</a>]