Par Jacquie Maund, Responsable des politiques et des relations avec les gouvernements

Le ministre de la Santé Eric Hoskins a répondu aux préoccupations exprimées par les représentants de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (AIIAO), Médecins canadiens pour le régime public, l’Association des sages-femmes de l’Ontario et l’ACSO sur le tourisme médical. Le ministre demande aux hôpitaux de l’Ontario de ne pas solliciter ou traiter de patients de l’étranger, sauf si l’hôpital a déjà un contrat international de consultation. Le MSSLD collaborera avec les hôpitaux concernés sur un cadre visant à assurer la conformité aux principes et aux exigences spécifiques du ministère.

« Nous sommes très heureux de la direction dans laquelle se dirige le ministre Hoskins. Le tourisme médical sape notre système de santé universel, public et sans but lucratif et nous allons continuer à travailler sur cette question jusqu’à ce qu’il y ait une interdiction totale », a affirmé Adrianna Tetley dans une réponse publique. La coalition continuera à surveiller la situation et travaillera avec le ministre Hoskins et le MSSLD pour faire en sorte que notre système de santé sans but lucratif ne soit pas transformé en une marchandise.

Le tourisme médical constitue la pratique d’établissements de santé qui créent des programmes à but lucratif pour attirer des patients de l’étranger qui reçoivent des soins sur une base de rémunération au traitement. On s’inquiète du fait que si les hôpitaux peuvent traiter les patients d’autres pays pour de l’argent, les Ontariens pourraient également exiger le même service prioritaire, moyennant des frais. Le tourisme médical compromet notre système de santé et place l’Ontario sur une pente glissante vers un système de santé à deux vitesses, où un système parallèle à but lucratif fournit des soins à ceux qui peuvent se permettre de les payer.

« L’Association des centres de santé de l’Ontario est fermement engagée envers un système de santé sans but lucratif, financé par l’État. Nous nous opposons au tourisme médical parce qu’il représente un virage vers les soins privés à but lucratif. Les soins de santé sont un bien public – et non un projet commercial », conclut Adrianna Tetley, la directrice générale de l’ACSO.