La Fierté est acte de protestation : notre déclaration de 2023 sur la Fierté et la santé des personnes 2SLGBTQ+

La Fierté est acte de protestation : notre déclaration sur la santé des personnes 2SLGBTQ+
Date: 
le Jeudi 29 Juin 2023

La Fierté est acte de protestation et de résistance. Et le Mois de la Fierté de 2023 nous a rappelé à quel point il nous est impossible de tenir pour acquis la sécurité du corps et de l’esprit des personnes 2SLGBTQ+ (bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et allosexuelles [queers]) dans nos sociétés. Nous l’avons constaté dans les lois homophobes et transphobes adoptées aux États-Unis et les menaces de violence qu’elles engendrent dans des fêtes de la fierté organisées dans ce pays. Nous le constatons dans le manque d’accès à des soins de santé sécuritaires pour les personnes transgenres à divers endroits dans le monde, un manque causé par la discrimination. Et nous pouvons aussi le constater ici au Canada, la haine se répandant dans les espaces publics par des tactiques d’intimidation, alors même que l’accès à des soins pour les personnes transgenres est touché par des compressions aux budgets accordés pour les soins de santé virtuels.

La violence et d’autres formes de dénigrement envers les personnes 2SLGBTQ+, y compris les déclarations des politiciens sectaires populaires et de leurs bases électorales, tant au Canada qu’aux États-Unis et ailleurs dans le monde, propagent une idéologie qui signale aux grands groupes politiques que la violence est acceptable. Ce n’est pas le cas. Leur volonté de promulguer des lois criminalisant les spectacles de drag et d’autres formes d’expression « queer » vise à encourager et à propager l’effacement de toute personne ou de toute chose qui ne correspond pas aux visions étroites et nihilistes de la suprématie hétéronormative. Tous les domaines de la vie en sont touchés : la politique, la culture populaire, les médias sociaux, les entreprises privées et même les festivités de la Fierté.

À l’Alliance pour des communautés en santé, en tant que défenseurs de la santé des personnes 2SLGBTQ+, nous savons que les droits des personnes 2SLGBTQ+ sont inhérents, mais ils sont considérés comme fragiles et des actions sont nécessaires pour les protéger. Il est temps de s’opposer à la haine et à la discrimination systémique. À l’origine, les célébrations intersectionnelles de la Fierté ont été organisées par des femmes noires allosexuelles et des personnes transgenres qui se battaient pour leur vie et celle de leurs proches. Les premières festivités de la Fierté ont permis de sensibiliser les gens et ont contribué à changer les mentalités et les politiques, mais elles visaient également à perturber la suprématie blanche, la suprématie hétérosexuelle et le sectarisme persistant intégrés aux cultures politiques centrées sur les personnes cisgenres et hétérosexuelles, ainsi que les expressions violentes de ces cultures, ici et dans le monde entier.

Les personnes 2SLGBTQ+ qui sont en butte à la pauvreté, aux traumatismes intergénérationnels, au racisme et à des problèmes de santé mentale font face à des obstacles et à de l’oppression de façon disproportionnée. Lorsque le racisme et l’homophobie se croisent, que ce soit dans la rue ou dans les systèmes et les politiques, ils ont des effets dévastateurs sur la vie des personnes, augmentant le risque de violence, de mauvaise santé et de décès prématuré. Aucune personne ne devrait craindre pour sa vie ou sa santé en raison de la personne qu’elle est ou de la personne qu’elle aime.

L’Alliance et ses membres appuient sans réserve leurs alliés du domaine de la santé communautaire, y compris dans les domaines de la santé autochtone et noire, pour s’opposer à la haine, à l’ignorance et à la désinformation. Dans les régions rurales, dont plusieurs manquent de ressources solides pour la santé des personnes 2SLGBTQ+, les problèmes restent invisibles sans du soutien pour du leadership communautaire. Nous ne resterons pas les bras croisés alors que les conditions se détériorent et que davantage de personnes allosexuelles sont agressées dans nos rues, dans nos parcs, dans leurs foyers et par nos institutions et leur apathie.

C’est pourquoi des membres de l’Alliance des quatre coins de l’Ontario mettent en œuvre des initiatives visant à l’élargir l’accès à des soins médicaux sécuritaires, efficaces et éprouvés. En 2019, nous avons honoré le CSC Quest à St. Catharines pour ses services à la communauté LGBTQ+ dans la région de Niagara. En 2022, les CSC de la région de Windsor ont été honorés pour leur innovation dans le but d’élargir l’accès à la Clinique de diversité des genres pour les jeunes du sud-ouest de l’Ontario. Étant donné que l’élargissement de l’accès à ces soins n’est pas suffisant pour répondre à tous les besoins, des membres de l’Alliance forment des médecins résidents et d’autres intervenants quant aux meilleures pratiques et aux lignes directrices cliniques pour les soins de santé pour les personnes transgenres à Ottawa. D’autres programmes, comme le service virtuel de santé mentale Counseling On Connecte, offrent des services pour les personnes 2SLGBTQ+.

Alors que le Mois de la Fierté tire à sa fin, nous voulons réfléchir aux actions que nous devrons tous entreprendre à l’avenir. Nous avons la responsabilité de ne pas tolérer l’intolérance. Nous avons également la responsabilité de tenir nos dirigeants de l’Ontario et d’ailleurs au Canada à des normes élevées qui reconnaissent que les droits des personnes 2SLGBTQ+ sont des droits de la personne. Comme l’ont récemment affirmé des activistes 2SLGBTQ+ à Hamilton, la Fierté est bien plus qu’une simple célébration. Ce doit l’être, car de nombreuses vies sont encore en jeu. Nous devons contrer la noirceur de l’intolérance éhontée et de l’ignorance par les brillantes lumières de l’éducation, des soins, de l’amour et de l’acceptation.

Pride is a Protest: Our 2023 Statement on Pride and 2SLGBTQ+ Health

Pride is a Protest: Our 2023 Statement on 2SLGBTQ+ health
Date: 
le Jeudi 29 Juin 2023

Pride is a protest. Pride is resistance. And Pride Month 2023 has been a huge reminder that we cannot take the safety of 2SLGBTQ+ bodies, minds and spirits for granted in our societies. We’ve seen it in the chilling effects of anti-gay and anti-trans laws being passed in the United States, and the resulting impacts on threats of violence at Pride events across the U.S. We’ve seen it in the lack of access to safe healthcare for transgender people around the world, due to discrimination. And we have seen it here in Canada, too, with hate spilling over in public spaces via intimidation tactics, even as access to transgender care is impacted by cuts to virtual health care budgets.

Violence and other forms of queer-bashing, including the rhetoric from popular bigoted politicians and voter bases alike in Canada, the United States and around the world is spreading ideology that signals violence is OK to large political groups. Their push for laws to criminalize drag shows and other forms of queer expression are designed to encourage and propagate erasure of anyone and anything that doesn’t fit with narrow and nihilistic worldviews of straight, heteronormative supremacy. This is across all kinds of spheres of life – policy, pop culture, social media, businesses and Pride festivities themselves.

At the Alliance for Healthier Communities, as advocates for 2SLGBTQ+ health, we know 2SLGBTQ+ rights are tenuous and action is needed to protect them. It’s time to push back against hate and systemic discrimination. The original Pride celebration’s intersectional roots were founded by Black queer women and transgendered people fighting for their lives and the lives of their loved ones. Early Pride celebrations raised awareness and helped to change minds and policy, but they also sought to more widely disrupt white supremacy, straight supremacy, and the continued bigotry built into cis, straight-focused political cultures and violent expressions of those cultures, here and around the world.

2SLGBTQ+ people who face poverty, intergenerational trauma, racism, and mental health issues, face disproportionate barriers and levels of oppression. When racism and homophobia intersect, either on the street or in systems and policy, we know these impacts are devastating to people’s lives, increasing the risk of violence, poor health and early death. No one should fear for their life or health because of who they are or who they love.

Leaders and decision-makers who stand still in the current environment will cultivate deadly conditions and environments for 2SLGBTQ+ people. The Alliance and our members stand firmly with our allies across community health, including in Indigenous and Black health, to push back against hate, ignorance, and misinformation used to garner support of the hateful. In rural areas, many of which lack robust resources for 2SLGBTQ+ health, issues remain invisible without support for community leadership. We will not stand idly aside as conditions worsen, as more queer people are attacked in our streets, in our parks, in their homes, and by our institutions and their apathy.

It's why Alliance members across Ontario are focused on initiatives to expand access to safe, effective and proven medical care. In 2019, we recognized Quest CHC in St. Catharines for its Rainbow Niagara LGBTQ+ Services. In 2022, Windsor region was awarded for its innovation to expand access to the Southwestern Ontario Youth Gender Diversity Clinic. Since expanding this care in the community health sector alone isn’t enough to meet all the needs, Alliance members are now also working to train medical residents and others in best practices and clinical guidelines for trans health care in Ottawa. Other programs, such as the virtual mental health service Counselling Connect, offer 2SLGBTQ+ specific services.

As Pride Month draws to a close, we want to reflect on the actions we’ll all need to engage in ahead. We are reminding ourselves and each other that we have a responsibility to be intolerant of intolerance. We also have a responsibility to hold our leaders in Canada and Ontario to high standards that reflect that 2SLGTBQ+ rights are human rights. As 2SLGBTQ+ activists in Hamilton said recently, there is “More to Pride than a celebration”. There has to be, because there are many lives at stake still. Even one life lost is too many. We must remember that basic fact as we answer brazen intolerance and ignorance with the bright lights of education, care, love and tolerance.

Reporting tools for the Social Prescribing for Better Mental Health project

The Alliance for Healthier Communities is hosting a Lunch and Learn session to review reporting tools for the Social Prescribing for Better Mental Health project.

This session will walk through how to report data from the updated custom forms, along with an open Q&A discussion with participants. Audience: This session is for sites who are receiving funding through the Social Prescribing for Better Mental Health Project, and Alliance members implementing the updated custom forms. Anyone who enters client data into the EMR, will be pulling client data from the EMR, or would like to learn about project reporting requirements is encouraged to participate in this Lunch and Learn.

Détails
Emplacement

Webinar: Spotlight on Health and Climate Change

Join a panel of experts as they share how health voices can be better heard in climate negotiations through activism, engaging future generations, and influencing climate policy. Presented by The Lancet. 

#Overview

It has been recognised for decades by the global and public health community that the climate crisis is a health crisis, yet the opportunity to influence and affect change has not been fully realised.

Healthcare professionals and the healthcare sector as a whole have a crucial role to play, both in mitigating the contribution of healthcare systems towards climate change globally, and also advocating for collective action to protect the populations they serve and that are affected by climate change. However, health voices often remain a minor factor in formal climate negotiations.

This Spotlight on Health and Climate Change Lancet Webinar explores how health voices can be better heard in climate negotiations by discussing the benefits and mechanisms of bringing a louder health voice into the climate policy arena and examining why the health voice remains relegated to the sidelines – with at best a single day of events, instead of being a fundamental and central feature that underlies all climate policy. Our expert panellists will share knowledge and perspectives on various aspects of the interplay between health and climate, such as activism, engaging future generations, and influencing climate policy. The webinar will conclude with a Q&A session.

#Speakers

  • Tamara Lucas, Executive Editor, The Lancet, UK
  • Chloe Wilson, Senior Editor, The Lancet, UK
  • Saleemul Huq, Director, International Centre for Climate Change and Development, Bangladesh
  • Rhiannon Osborne, Junior Doctor, The People's Health Movement, UK
  • Lujain Alquodmani, Director of Global Action, EAT, Norway
  • Jemilah Mahmood, Executive Director, Sunway Centre for Planetary Health, Sunway University, Malaysia
  • Stella Hartinger, Director, Lancet Countdown South America, Peru

 

Détails
le Jeudi 29 Juin 2023 - 09:00
9-10 am EDT (2-3 pm BST)
Coût : 
Free
Internal/External: 
Type d’événement : 
Emplacement

Santé publique et identité de genre, diversité sexuelle et équité en santé

Promotional card for this webinar with dates and presenters names, headshots.

Centre de collaboration nationale des déterminants de la santé 

13 juillet 2023 | 13 h à 14 h 30 HE 

En anglais, avec interprétation simultanée en français et sous-titrage codé

#Panélistes 

  • Fae Johnstone, Directrice générale et copropriétaire Wisdom2Action  
  • Jessy Dame, inf. Aut. Gestionnaire du programme Deux esprits  Community Based Research Centre 
  • Aimee MacDonald, Conseillère, Pluralité de genre et diversité sexuelle, Université St Francis Xavier
Détails
le Jeudi 13 Juillet 2023 - 13:00
13 h à 14 h 30
Coût : 
Gratuit
Type d’événement : 
Emplacement

Gender Identity, Sexual Diversity and Health Equity in Public Health

Promotional card for this webinar with dates and presenters names, headshots.

This webinar, presented by the National Collaborating Centre for the Determinants of Health, will feature a panel of experts who are working in the 2SLGBTQI+ space to support community and public health action on inequities related to gender and sexual identity. This webinar will review foundational concepts and practical applications to support the Canadian public health. 

This webinar will be of interest to anybody looking to build individual and organizational capacity to improve health inequities for 2SLGBTQI+ populations, including health practitioners, professionals, policy makers and decision makers, instructors and educators, students and researchers and service providers. 

English with closed captioning and simultaneous French interpretation.

#Panelists 

  • Fae Johnstone, Executive Director/Co-Owner, Wisdom2Action  
  • Jessy Dame, Two-Spirit Program Manager and Certified Registered Nurse, Community Based Research Centre 
  • Aimee MacDonald, Gender & Sexuality Diversity Advisor, St. Francis Xavier University 
Détails
le Jeudi 13 Juillet 2023 - 13:00
1:00 - 2:30 pm
Coût : 
Free
Internal/External: 
Type d’événement : 
Emplacement

Service Providers Workshop Series on Female Genital Mutilation/Cutting

Female genital mutilation/cutting (FGM/C) is recognized internationally as a human rights violation and a form of gender-based violence. Over 200 million women and girls globally have undergone some form of FGM/C, and it is estimated that over 100 thousand reside in Canada.

Service providers play a key role in ensuring survivors receive the proper care that addresses their unique physical and mental health needs, but many are inadequately equipped to provide culturally appropriate, sensitive, respectful and dignified care.

This 4-part hybrid workshop series aims to strengthen health, social and community service providers' knowledge about FGM/C and the provision of quality care to survivors.

See the flyer here.

#Topics, Dates, and In-Person Locations*

*This is a hybrid event. Register separately here for each in-person session you wish to attend - deadline is July 28. Register here for each virtual session you wish to attend (select one or more).

August 4, 9:45 am - 12:30 pm | Defining the practice of FGM/C with sensitivity | In-person location: YMCA Toronto Central, 20 Grosvenor Street, Toronto

August 11, 9:45 am - 12:30 pm | Understanding the challenges related to culturally competent and sensitive care | In-person location: YMCA Toronto Central, 20 Grosvenor Street, Toronto

August 18, 9:45 am - 12:30 pm | Incorporating trauma-informed principles in care practice | In-person location: YMCA Toronto Central, 20 Grosvenor Street, Toronto

August 25, 9:45 am - 12:30 pm | Gynecological and obstetrical care of women living with FGM/C | In-person location: Women's Health in Women's Hands CHC, 2 Carlton St. #500, Toronto

 

Détails
le Vendredi 4 Août 2023 - 09:45
9:45 am - 12:30 pm, weekly from August 4 through 25
Emplacement

Safeguarding girls at risk in Canada: Recognizing and preventing female genital mutilation/cutting

This webinar aims to equip teachers,caregivers, social workers and pediatriccare providers with the knowledge theyneed to take the appropriate action inprotecting girls in Canada from FGM/C.  Presented by the Flourish project at Women's Health in Women's Hands CHC.

#Topics & Presenters:

  • Recognizing signs and protection fromvacation cutting | Presented by Hibo Wardere, UK Survivor, Activist & Educator
  • The legal framework in Canada | Presented by Annick Legault, Lawyer in Refugee & Immigration Law
  • The process of duty to report and childwelfare for African Canadians | Presenter TBC

See the flyer here.

Détails
le Mardi 26 Septembre 2023 - 16:00
4-6 pm
Coût : 
Free
Internal/External: 
Type d’événement : 
Emplacement

Journée nationale des peuples autochtones : Déclaration de l’Alliance pour des communautés en santé

Date: 
le Mercredi 21 Juin 2023

Le 21 juin, la Journée nationale des peuples autochtones sera soulignée partout au pays. Des milliers de personnes se rassembleront aujourd’hui et au cours de la semaine à des centaines d’évènements et de festivités d’un bout à l’autre de l’île de la Tortue. Plusieurs activités seront organisées par les communautés inuites, métisses et des Premières Nations. Dans les territoires régis par des traités et ceux non cédés, les personnes autochtones et non autochtones prennent conscience de l’histoire et de la culture de ces terres comme jamais auparavant. Ces célébrations, individuellement, n’ouvrent pas la voie à la réconciliation. Cependant, elles sont importantes pour tisser des liens, tenir des discussions difficiles, promouvoir l’échange de connaissances et souligner le désapprentissage des discours coloniaux, contribuant ainsi à la réconciliation de façon plus générale. 

Au-delà des festivités, cette journée sert de catalyseur pour des discussions plus approfondies ainsi que pour une meilleure sensibilisation et une compréhension accrue au sein des leaders et des gouvernements des divers paliers. Nous devons tous penser aux prochaines mesures à prendre pour cerner et éliminer les structures et les iniquités du colonialisme.

L’Alliance et les organisations de soins de santé primaires interprofessionnels qui en sont membres, incluant des organisations de soins de santé primaires autochtones qui sont aussi membres du Conseil autochtone des soins de santé primaires (IPHCC), constatent plusieurs domaines d’action, dont les suivants :

  • Des actions immédiates pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.   Tous les paliers gouvernementaux doivent mettre en place des plans d’action concrets, coordonnés et pouvant être évalués concernant les 231 appels à la justice du rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Les taux de violence élevés au Canada contre les femmes, les filles et les personnes 2SLGBTQ+ autochtones perdurent. Cependant, selon une analyse détaillée publiée récemment par la CBC, seulement deux de ces appels ont été mis en pratique. Jusqu’au jour où les gouvernements, les ministères et les fonctionnaires devront respecter des cibles pour lesquelles ils seront redevables, l’apathie et l’inaction continueront. Nous avons besoin de leaders qui considèrent ces appels comme une question de vie ou de mort, car ils le sont.
  • Des actions immédiates pour la santé des Autochtones entre les mains des Autochtones. Le rapport final des recommandations de l’enquête nationale s’est aussi penché sur le « droit à la santé » et la nécessité de s’attaquer aux causes fondamentales de la violence disproportionnée contre les femmes, les filles et les personnes 2SLGBTQ+ autochtones, notamment « la nécessité d’offrir aux femmes autochtones des soins de santé, des services en santé mentale et des traitements des dépendances qui sont accessibles et adaptés à la culture ». La santé des Autochtones, entre les mains des Autochtones, est un principe important qui doit être mis en application. Les changements souhaités comprennent des programmes, des organisations et des systèmes sous la gouvernance et la direction des peuples autochtones. Ce principe est essentiel à l’amélioration des résultats en matière de santé et à des changements systémiques durables.  
  • Des actions immédiates pour la lutte contre les changements climatiques et leur incidence sur les communautés, la santé des populations et l’équité en santé. Pour les personnes autochtones (et de nombreuses personnes non autochtones), la santé de la terre est liée directement à la santé de la communauté. L’inaction concernant les changements climatiques signifie que les disparités et les iniquités en matière de santé qui touchent les personnes et les communautés autochtones vont s’aggraver. Nous le savons par diverses preuves, dont les preuves concrètes montrant que les récents feux de forêt font en sorte qu’il est difficile de respirer et de boire l’eau dans les collectivités du Nord, et exacerbent les problèmes de santé des personnes d’un bout à l’autre du Canada. Nous le savons aussi par les articles publiés dans des revues comme The Lancet. Peu importe la façon d’examiner la question, nous devons collaborer plus étroitement avec les leaders autochtones, incluant les responsables de la santé, pour s’attaquer aux impacts des changements climatiques qui touchent les personnes qui font déjà face à des obstacles socioéconomiques, qui sont vulnérables, et qui sont victimes de diverses situations, notamment de racisme. Les personnes ont besoin d’aide pour atténuer les impacts sur leur milieu de vie. La résilience ne tombe pas du ciel : nous devons créer les conditions pour que les personnes puissent la renforcer et fournir les ressources pour leur permettre d’accomplir le travail.
  • Des actions immédiates pour lutter contre le racisme envers les Autochtones dans les structures de pouvoir du Canada. Le Canada, ses gouvernements, ses institutions et ses organisations doivent en faire davantage pour cerner et éliminer le racisme systémique. Les forces policières discriminent contre les personnes autochtones et font preuve d’apathie envers elles et leur souffrance. Les structures de pouvoir coloniales de la bureaucratie du gouvernement fédéral montrent leur fondement raciste et colonial lorsqu’elles sont remises en question. Les systèmes d’oppression fondés sur des structures de pouvoir coloniales ne changeront par eux-mêmes ni du jour au lendemain. Ils doivent être contestés activement plutôt que passivement. Nous pouvons en demander davantage des paliers supérieurs du gouvernement et de ses dirigeants. Nous pouvons insister, par exemple, pour que les personnes responsables des décisions qui touchent la vie des Autochtones aient un minimum de connaissances et de formation, comme nous tentons de le faire dans le domaine de la santé par des formations comme celle sur la sécurité culturelle de l’IPHCC (Anishinaabe Mino’Ayaawin – People in Good Health Cultural Safety Training). La voie vers la réconciliation doit être active, et les dirigeants des divers paliers gouvernementaux doivent le reconnaitre. Le démantèlement du racisme systémique colonial ne peut se faire au cas par cas. Nous devons changer des systèmes et non seulement la façon de penser des personnes.  

Alors que nous célébrons et apprenons ensemble aujourd’hui et cette semaine, nous devons aussi réaliser que collectivement, nos actions individuelles créent des villages, des villes, des provinces et des nations. Nous ne pouvons pas simplement attendre que d’autres personnes prennent des mesures pour nous. Nous devons plutôt nous poser des questions et en poser à nos familles, nos communautés et nos élus.

Il y a diverses façons pour nous et pour les personnes autour de nous d’assumer cette responsabilité, et nous devons le faire. La vie des générations futures dépend de nos actions aujourd’hui. 

 

 

National Indigenous Peoples Day: Alliance for Healthier Communities statement

Date: 
le Mercredi 21 Juin 2023

On June 21, National Indigenous Peoples Day is recognized and celebrated across the country. Thousands of people are joining together at hundreds of events, gatherings and celebrations across Turtle Island today and this week, many organized by First Nations, Inuit and Métis peoples. In treaty and unceded territories alike, Indigenous and non-Indigenous folks are engaging around the history and culture of these lands like never before. While celebrations alone will not pave the road to reconciliation, they are an important space to build relationships, have awkward conversations, and to promote knowledge-sharing and unlearning colonial narratives – all of which contribute to the work of reconciliation in a broader sense.

But alongside celebrations, this day and this week provide catalysts for deeper and wider conversations, heightened awareness and understanding by leaders and governments at all levels. We all need to be thinking about the next steps to identify and dismantle colonialism’s structures and inequities.

At the Alliance, alongside our interprofessional primary health care organization members, which include Indigenous primary health care organizations who are also members of the Indigenous Primary Health Care Council, we see many areas for action. Namely:

  • Action now for Missing and Murdered Indigenous Women and Girls. All levels of government must put in place firm, coordinated and measurable action plans on the 231 Calls for Justice contained in the final report of the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls. Canada’s staggering rates of violence against Indigenous women, girls and 2SLGBTQ+ people continues to this day. But, according to a detailed analysis published recently by the CBC, just two of the calls have been completed, and fewer than half have been started. Until governments, ministries and officials have accountable targets they are responsible for, apathy and inaction will continue. We need leaders who will take up these calls as if they are a matter of life and death. Because they are.
  • Action now for Indigenous health in Indigenous hands. The final report of the National Inquiry recommendations also focused on the “right to health” and the need to address root causes of disproportionate violence against Indigenous women, girls and 2SLGBTQ+ people, including “the need for accessible and culturally appropriate health, mental health, and addictions services.” A key principle that must also be applied is Indigenous health in Indigenous hands: programs, organizations and systems governed and led by Indigenous people. Indigenous health being in Indigenous hands is integral to improving health outcomes, and the key to lasting systemic change.
  • Action now on climate change and its impacts on communities, population health and health equity. For Indigenous people (and many non-Indigenous people, too), health of the land is health of the community. Inaction on climate change means that health disparities and inequities among Indigenous people and communities will worsen. We know this from the evidence – either the “hard” evidence of recent wildfires making it difficult to breathe or drink the water in northern communities, while also exacerbating many health conditions of people all across Canada. We also know it from places like The Lancet. Whatever way we look at it, we need to work more closely with Indigenous leaders, including health leaders, to address climate change’s impacts on those who are already faced with socio-economic barriers and vulnerable conditions, including racism. People need support to mitigate the impacts on their living environments. Resilience doesn’t appear out of nowhere: we have to create the conditions for people to build it, and give them resources to support the work.
  • Action now to address anti-Indigenous racism in Canada’s power structures. Canada, its governments, institutions and organizations need to do more to identify and remove systemic racism. Police forces discriminate against and are apathetic towards Indigenous people and their suffering. Legacy colonial power structures of the federal government bureaucracy show their racist and colonial roots when they’re challenged; systems of oppression built on colonial power structures will not change on their own, or overnight. But they can be challenged actively, instead of passively. We can demand more of our highest levels of government and its leaders. And we can insist, for instance, that people making decisions that impact Indigenous lives have a baseline of understanding and training, as we aim to do in health care through the adoption of trainings like IPHCC’s  Anishinaabe Mino’Ayaawin – People in Good Health Cultural Safety Training. The road to reconciliation is an active road – and leaders at all levels must be mindful of this. Dismantling systemic colonial racism can’t be done on a “case by case” basis. We need to be changing systems, not just individual minds.

So as we celebrate and learn more together today and this week, let’s also realize that our individual actions, taken collectively, are what make towns, cities, provinces and nations. We cannot simply wait for others to take action for us. Instead, we must ask questions of ourselves, our families, our communities and our elected representatives.

There are many ways for all of us to hold ourselves and those around us accountable. And we must. The lives of future generations depend on our actions today.