Déclaration de l'Alliance à l'occasion de la Journée vérité et réconciliation 2022

À l'occasion de la Journée de la vérité et de la réconciliation 2022, nous poursuivons l'appel pour que la santé des Autochtones soit entre les mains des Autochtones.
Date: 
Friday, September 30, 2022

Plus tôt ce mois-ci, une chronique publiée dans le journal « The Globe and Mail » demandant la tenue d’une enquête publique sur les évènements tragiques survenus en Saskatchewan, expliquait que les effets intergénérationnels des pensionnats indiens, de la négligence et de l’exposition pendant l’enfance à l’éclatement des familles et à la violence conjugale étaient des facteurs ayant contribué à cette tragédie. Les auteurs ont aussi lancé un appel pour que le Canada, ses institutions, ses dirigeants et ses citoyens s’attaquent au colonialisme et à ce qui a été engendré par plus d’un siècle de déshumanisation raciste au fil des ans.

Alors que nous nous arrêtons ensemble pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, nous ne devons pas nous créer d’illusions; le refus du Canada d’agir pour la décolonisation, l’inaction des dirigeants et des gouvernements, les démentis et l’effacement de la vérité, ainsi que le manque d’efforts en matière de réconciliation avant la tenue de discours sur le sujet sont tous des facteurs qui nous mènent aux mêmes résultats inacceptables habituels. Le traumatisme intergénérationnel, les familles déchirées, les effets du racisme envers les Autochtones et les obstacles systémiques au bien-être des Autochtones continuent de se faire ressentir cette année, comme dans les années antérieures, et demeurent des problèmes complexes qui ne se résoudront pas d’eux-mêmes.   

Beaucoup d’attention a été accordée à la visite du pape François et aux excuses qu’il a présentées pour le rôle de premier plan de l’église catholique dans la création et le maintien des pensionnats indiens qui ont été des sites de traumatismes et d’actes de génocide; un des résultats de cet effort de relation publique a été de mettre en lumière les besoins de plus en plus importants pour des ressources permettant de venir en aide aux survivants des pratiques canadiennes d’oppression coloniale, et à leurs familles. Et les gouvernements au Canada et les responsables du système de santé vont devoir poser des gestes concrets allant au-delà de l’établissement de lignes d’écoute.

Pour l’Alliance et ses membres, des organisations de soins de santé primaires complets dont des équipes et des centres de santé dirigés par des Autochtones ou des organismes de soins de santé primaires autochtones de la province, la Journée de la vérité et de la réconciliation est l’occasion de parler des mesures requises pour accélérer la décolonisation des systèmes de santé et pour établir des services et des espaces plus sécuritaires pour les personnes et les communautés autochtones, ainsi que des moyens par lesquels nous pouvons changer notre récit collectif afin d’établir les conditions pour la réconciliation.  

En vue de promouvoir les conditions requises pour la santé et le bien-être de toutes les personnes et communautés autochtones, les individus qui travaillent au sein des systèmes de soins de santé et de services sociaux en Ontario doivent avoir une meilleure compréhension de la question et adopter de meilleures pratiques. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons souligner les efforts du Conseil autochtone des soins de santé primaires (Indigenous Primary Health Care Council—IPHCC) visant à améliorer les compétences culturelles et à lutter contre le racisme envers les Autochtones dans les soins de santé et les services sociaux.  

The Anishinaabe Mino’Ayaawin — People in Good Health représente l’approche du Conseil pour la sécurité culturelle autochtone. Le premier cours, Foundations of ICS (les fondements de la sécurité culturelle autochtone) est à l’intention des personnes qui travaillent au sein du système de soins de santé et vise à les sensibiliser à l’importance d’adopter des pratiques respectueuses des valeurs culturelles dans la prestation de soins et services pour les clients et patients autochtones. Le Conseil collabore aussi avec des organisations de soins de santé pour l’élaboration et la mise en œuvre de curriculums, de formations, de séances adaptées, d’ensemble de ressources et d’initiatives locales pour des changements organisationnels. Les membres de l’Alliance appuient collectivement les programmes et les appels à l’action du Conseil. Le moment est venu pour les personnes qui travaillent dans l’ensemble des systèmes de soins de santé et de services sociaux et dans les divers paliers gouvernementaux d’établir le lien entre les gestes concrets pour la promotion de la sécurité culturelle autochtone et le changement du récit sur les traumatismes et le racisme intergénérationnels.  

Pour l’Alliance et ses membres, cette Journée de la vérité et de la réconciliation est le moment de réclamer des mesures additionnelles pour mettre la santé des Autochtones entre les mains des Autochtones. C’est aussi une occasion d’examiner nos organisations et de déterminer ce que nous pouvons faire pour contribuer à des espaces et des services plus sécuritaires, et pour promouvoir l’autodétermination des Autochtones et la gouvernance autochtone en matière de soins de santé. Cela signifie qu’il doit y avoir plus de services de soins de santé dont la planification, la prestation et la gouvernance sont assurées par des organisations et des dirigeants autochtones. Cela signifie qu’il faut offrir des possibilités concrètes et des places aux tables de discussion pour contribuer à la réforme du système pour assurer l’équité en santé. Cela signifie qu’il doit y avoir une restructuration des services et des pratiques au quotidien. Cela signifie que des façons autochtones de savoir et d’être doivent être mises au cœur des systèmes de santé et de bien-être autochtones, et ce par des moyens concrets de travailler ensemble pour l’adoption d’une approche véritable de double regard pour les soins de santé en Ontario. Nous devons tous participer ensemble à ces efforts pour progresser dans ce parcours vers la vérité et la réconciliation.

Une autre façon par laquelle il est possible de s’attaquer aux séquelles du colonialisme sur la santé des Autochtones est l’accès à des guérisseurs traditionnels. Comme l’explique le Centre d’accès aux services de santé pour les Autochtones du Sud-Ouest de l’Ontario sur son site Web, l’accès aux services de guérison traditionnelle est un élément essentiel des soins holistiques et une composante vitale de la guérison des effets continus de la colonisation. Cependant, la reconnaissance du rôle des guérisseurs autochtones traditionnels et leur financement demeurent déficients dans le système de soins de santé de l’Ontario, et l’accès à des guérisseurs demeure difficile ou même impossible pour de nombreuses personnes autochtones pour lesquelles ces services seraient bénéfiques. Lorsque les membres de l’Alliance se sont réunis en juin pour leur AGA, ils ont adopté une résolution demandant au gouvernement provincial et au gouvernement fédéral de reconnaître les guérisseurs autochtones traditionnels comme un important fournisseur de services de santé dans le cadre de la prestation de soins primaires autochtones et d’accorder un financement approprié pour leurs services. Nous répétons cette demande aujourd’hui, car il s’agit d’un moyen concret de s’attaquer aux séquelles du colonialisme et des impacts qui perdurent sur les personnes et les communautés autochtones.   

La lutte contre le colonialisme et ses répercussions violentes sur les personnes, les familles et les communautés autochtones requiert des efforts générationnels par des gens visionnaires qui s’attaquent à des problèmes systémiques complexes avec des solutions novatrices menées par des Autochtones, qui reçoivent du financement adéquat et qui sont appuyées par les gouvernements et les systèmes d’un bout à l’autre du Canada. C’est de cette façon que nous pourrons aller de l’avant ensemble.  

Statement on Truth and Reconciliation Day 2022

On Truth and Reconciliation Day 2022, we continue the call for Indigenous health in Indigenous hands.
Date: 
Friday, September 30, 2022

In the Globe and Mail earlier this month, in an essay calling for a public inquiry into the tragic events in Saskatchewan, “the intergenerational effects of residential schools, neglect and childhood exposure to family fragmentation and domestic violence” were noted as contributing factors. This was followed by yet another call that Canada, its institutions, leaders and citizens, “confront colonialism” and “what more than a century of racist dehumanization can create over the years.”

As we pause together to mark Truth and Reconciliation Day, let’s make no mistake: Canada’s refusal to decolonize, the inaction of leaders and governments, continued denials and erasures of the truth, and failures to do the work of reconciliation before making speeches about it – all of these lead to the same familiar and unacceptable results. Intergenerational trauma, fractured families, the ongoing effects of anti-Indigenous racism and systemic barriers to Indigenous wellbeing all continue to be felt this year, as in previous years, and remain complex problems that will not address themselves.

While much hope and attention were paid to the Papal visit and words of apology Pope Francis offered for the Catholic Church’s leading role in the creation and maintenance of residential schools as sites of genocide and trauma, one of the telling results of this public relations effort was to highlight the still growing need for resources to support survivors of Canada’s colonial oppression and their families. And it’s not just crisis lines where Canada’s governments and health system leaders need to get serious about taking action.

For the Alliance and our members -- comprehensive primary health care organizations, including Indigenous-led centres and teams or Indigenous Primary Health Care Organizations across this province – the focus of Truth and Reconciliation Day is firmly on the actions needed to support decolonization of health systems, to create safer spaces and services for Indigenous people and communities, and the ways we can change our collective story that create the conditions for reconciliation.

Supporting the conditions for health and wellbeing for all Indigenous people and communities requires deeper understanding and better practices by everyone who works in the health and social systems of Ontario. It’s why we want to highlight the Indigenous Primary Health Care Council’s (IPHCC) ongoing efforts to increase cultural competency and address anti-Indigenous racism in health care and social services.

The Anishinaabe Mino’Ayaawin – People in Good Health is IPHCC’s approach to Indigenous Cultural Safety. The first course, Foundations of ICS, is for individuals working in the health care system to learn the importance of adopting culturally safe and appropriate practices when serving Indigenous clients and patients. The IPHCC is also working with health organizations on ongoing curriculum development and focused trainings, customized sessions, toolkits, and local organizational change initiatives. Alliance members have collectively supported the IPHCC’s programs and calls to action. It’s time for people in the wider health and social systems and government to connect the dots here between action on Indigenous cultural safety and changing the story on intergenerational trauma and racism.

For the Alliance and its members, Truth and Reconciliation is an opportunity to highlight, champion and call for more action to place Indigenous health into Indigenous hands. It’s also a chance to look inside of our organizations, at what we can be doing to contribute to safer spaces, services and Indigenous self-determination and governance in health care. That means more health care services governed, planned and delivered by Indigenous health leaders and organizations. It means meaningful opportunities and places at tables to contribute to wider system reform for health equity. It means re-shaping day to day services and practices. It means ensuring Indigenous ways of knowing and being are at the heart of Indigenous health and wellbeing systems – through finding meaningful ways to work together towards a truly Two-Eyed Seeing approach to health care in Ontario. This is work we must all engage in, together, to move towards truth and reconciliation.

Another key component of addressing colonialism’s impacts on Indigenous health is access to traditional healers. As the Southwest Ontario Aboriginal Health Access Centre (SOAHAC) notes on its website, “access to traditional healing services is an essential part of wholistic health care and a vital component of healing the ongoing effects of colonization.” Yet recognition and resourcing of traditional healers in Ontario’s health system continues to lag, and access to healers remains precarious or impossible for so many Indigenous people who could benefit from it. As Alliance members gathered in June at our AGM, we passed a resolution calling on the federal and provincial governments to fully recognize and resource traditional healers as an important health service provider in Indigenous-led primary health care delivery. We echo that call here again, as an action that is a concrete step towards addressing colonialism’s violent legacy and ongoing impacts on Indigenous people and communities.

Addressing colonialism and its violent impacts on Indigenous people, families and communities is work that must be generational, visionary, and approach complex systemic problems with creative, Indigenous- led solutions that are well resourced and supported across Canada’s governments and systems. That’s how we can move forward together.

Health care reform: It is not just about healthcare.

Alliance members: Join us for this special Lunch 'n' Learn Webinar featuring Russ Ford, a health system researcher with a long history of leadership in Ontario's Community Health Services.Russ will present preliminary findings from his PhD research into health system reform. He'll share some observations about the OHT initiative and his insights into what reforms he thinks are really needed. In particular, he'll speak about why OHTs need to make meaningful commitments to advancing health equity, and how CHCs can play a role in making that happen.Russ will be joined by Dr. Jennifer Rayner, Director of Research and Evaluation at the Alliance, and Sarah Hobbs, Alliance CEO.

#Keynote Presenter

Russ Ford is speaking to reporters at a press conference. He is wearing a purple dress shirt and a light brown jacket. Russ Ford was the Executive Director of Stonegate CHC for 10 years and LAMP CHC for 17 years. He is currently pursuing a PhD in social work at McMaster, focusing his research on health system reform.
Details
Wednesday, November 16, 2022 - 12:00
12-1pm
Cost: 
Free
Internal/External: 
Event Type: 
Location
Webinar
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L’approvisionnement plus sécuritaire au Québec

Joignez-vous à la communauté de pratique nationale sur l'approvisionnement plus sécuritaire, jeudi 29 septembre 2022 à 12h00 HAE pour une table ronde sur l’approvisionnement plus sécuritaire au Québec. La discussion portera sur les succès, les défis et les obstacles des programmes et des initiatives d'approvisionnement plus sécuritaire au Québec. Les panélistes comprennent des prescripteurs·trices, des personnes qui consomment des drogues, des travailleurs·euses de la réduction des méfaits et des militant·e·s.

#Notre modératrice et nos panélistes:

  • Alexandra de Kiewit, Travailleuse de la réduction des méfaits et militante, Le Dispensaire, ACPUD - modératrice
  • Dre Marie-Ève Goyer, Médecin, Équipe de soutien clinique et organisationnel en dépendance et itinérance - panéliste
  • Marie-Christine Grégoire, Travailleuse sociale et coordonnatrice professionnelle, Services bas seuil Relais - panéliste
  • Jérôme Benedetti, Consultant expert, Équipe de soutien clinique et organisationnel en dépendance et itinérance - panéliste
  • Isabelle Fortier, Représentante du Québec, Moms Stop the Harm - panéliste
  • Simon Vermette, Travailleur de la réduction des méfaits et intervenant en toxicomanie, La Coopérative de solidarité SABSA et L’Interzone - panéliste

# La table ronde discutera certaines des questions suivantes:

  • À quoi ressemble l'approvisionnement des substances non réglementées au Québec?
  • Comment fonctionne l'approvisionnement plus sécuritaire au Québec?
  • Quelles sont les réussites des programmes et des initiatives d'approvisionnement plus sécuritaire au Québec?
  • Quels sont les défis et les obstacles à l'expansion des programmes d'approvisionnement plus sécuritaire au Québec?
  • Comment un plus grand nombre de personnes qui consomment des drogues peuvent-elles s'impliquer de façon significative dans les programmes d'approvisionnement plus sécuritaire au Québec?
  • Comment pouvons-nous multiplier les programmes d'approvisionnement plus sécuritaire au Québec?

Une séance de questions et réponses animée par la modératrice suivra la discussion. Les participant·e·s sont invité·e·s à poser leurs questions dans la boîte de clavardage.

Ce webinaire sera un événement public. Le panel se déroulera en français, avec une traduction orale simultanée en anglais et un sous-titrage codé disponible.

Details
Thursday, September 29, 2022 - 12:00
12:00 pm
Event Type: 
Location
Webinaire
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Happy Pride 2022 and a Call to Action for Two Spirit and Trans Rights and Services

Friday, June 24, 2022

Happy Pride. Before all else, we wish everyone who is or will be celebrating in the days and weeks ahead a happy, safe, joyful, inspiring and mindful Pride. To all the 2SLGBTQ+ communities who are gathering, demonstrating, marching, parading and partying together, we stand and celebrate with you. With all Alliance members who continue to help lead the way creating safe spaces and health and social services for 2SLGBTQ+ people of all ages, we stand in solidarity with you -- against violence, against oppression, against exclusion, against hate and discrimination in all its forms.

Last year at this time, we noted in our Pride statement that concern was rising among 2SLGBTQ+ communities and allies about violence and the increased risks people face, even in spaces that had been considered safe from homophobia and transphobia. This year, we join others, including the Green Party Leader Amita Kuttner, who is Canada's first transgender federal party leader, in demanding action to protect 2SLGBTQ+ people, and in particular, to create protections for transgender folks. The changes we need must be, as the Mental Health Commission of Canada says, about a “right to dignity” and inclusion, as much as protections from violence.

Transphobia and trans hate continues to get a place in media coverage as a “side of the issue”; transphobia continues to be acceptable fodder for celebrity comedians’ attention-starved rants, continues to dominate decisions on policies of exclusion and discrimination, and continues to make trans people feel unsafe throughout our societies, including in spaces of education and health and wellbeing. This is unacceptable.

To foster more understanding, both of transgender, Indigenous and intersectional experiences, as well as the supports that matter the most, especially for youth, we invited Teddy Syrette to speak at our conference.

Teddy Syrette (Ozhawa Anung Kwe/Yellow Star Woman) is a 2-Spirit Anishnabe from Rankin Reserve of Batchewana First Nation of the Anishnabek. Teddy has a background in social justice for First Nation and 2Spirit and LGBTQ+ people and communities. Their background also includes community theatre and bingo. Teddy has a diploma in Social Service Work – Indigenous Specialization from Sault College, and Teddy uses they/them as their pronouns. As a brown, First Nation queer person, there were many barriers and challenges that Teddy faced growing up on Rankin Reserve and Sault Ste. Marie, Ontario. These acts of discrimination and bullying led Teddy to a path of self-destruction and isolation. However, they did manage to find support in a high school guidance counsellor, an LGBT+ youth group of Algoma and affirming family and friends.

In their talk, Teddy talks about the need for more helpers, and more safe spaces, and more opportunities for young 2SLGBTQ+ people to connect, particularly for those also facing marginalization and exclusion due to racism, geographic isolation, family abuse and violence, homelessness and low incomes. You can follow Teddy via Instagram.

The Alliance and our members, Ontario and Canada need to do better. It’s why in 2021-22, the Alliance and its staff committed to full completion of the Rainbow Health Ontario LGBT2SQ Foundations Training. It’s why the Alliance and its members are committed to the Indigenous Primary Health Care Council’s Indigenous Cultural Safety Training as well, in addition to advocating for the training for all of Ontario’s public service. It’s only with collective action that we can achieve solidarity for health equity.

What’s possible when community health organizations work together for action on health equity for trans and other 2SLGBTQ+ communities? Quite simply a transformed health system based on principles of inclusion, safety, respect and trust that can truly support the needs of 2SLGBTQ+ people.

Here’s an example from the 2022 Transformative Change Award recipients that the Alliance and our sector are particularly proud of this year, the Southwestern Ontario Youth Gender Diversity Clinic delivered via Chatham-Kent Community Health Centres and Windsor-Essex Community Health Centre in partnership with local pediatrician Dr. Ian Johnston.

Congratulations and Happy Pride to everyone who’s working every day to improve and expand access to safe, inclusive health and social services for 2SLGBTQ+ communities. You are literally saving lives and helping people thrive with every encounter!

 

Énoncé de politique sur le définancement de la police

Date: 
Thursday, May 5, 2022

Pour mettre fin à la violence policière et aux meurtres des personnes noires, autochtones et racialisées aux mains des services policiers, nous devons en réduire le financement et investir dans les services communautaires. Le présent énoncé explique le raisonnement de l’Alliance pour des communautés en santé et des 110 organisations de soins de santé qui en sont membres pour en arriver à cette position, les raisons pour lesquelles nous devons revendiquer pour des changements structurels aux pratiques policières au Canada, et ce que nous devons faire pour la suite des choses en ce sens.  

Les expériences quant aux services policiers au Canada ne sont pas uniformes; les interactions des gens avec les services policiers sont profondément influencées par leur race et des facteurs sociaux et économiques. En Ontario, les personnes noires et autochtones sont victimes dans une mesure disproportionnée de préjudices et de violence de la part des services policiers. Cette réalité est mise en évidence par le nombre croissant de vies perdues et blessées; parmi les victimes, nommons Regis Korchinski-Paquet, D’Andre Campbell, Rodney Levi, Randy Cochrane, Chantel Moore, Sammy Yatim, Greg Ritchie, Dafonte Miller, Chadd Facey, et Orlando Brown. Et bien qu’il y ait eu une plus grande sensibilisation à cette réalité au cours des dernières années au Canada, la violence policière porte toujours préjudice aux populations racialisées, les structures de surveillance faillissent encore à la tâche, et les budgets des services policiers ne cessent d’augmenter.   

Les personnes autochtones sont presque 10 fois plus susceptibles d’être tuées par les services policiers que celles de race blanche. Bien qu’elles comptent pour 5 % de la population canadienne, les personnes autochtones représentent un pourcentage disproportionné de la population carcérale au pays, soit près de 30 %[1]. De plus, une étude axée sur la ville de Toronto a révélé que les Noirs sont 20 % plus susceptibles d’être abattus par les services de l’ordre que les personnes de race blanche.[2] 

[1] Morin B. The indigenous people killed by Canada's police. Al Jazeera. https://www.aljazeera.com/features/2021/3/24/the-indigenous-people-killed-by-canadas-police. Publié le 25 mars 2021. Repéré le 29 novembre 2021.

[2] Cecco L. Black Toronto residents 20 times more likely to be shot dead by police, study says. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/2018/dec/10/toronto-black-residents-more-likely-shot-dead-ontario-human-rights-commission-report. Publié le 10 décembre 2018. Repéré le 29 novembre 2021.